Jeudi 15 février 2007
C'est sa semaine à Bayrou, c'est le moins qu'on puisse dire.


J'ai l'impression qu'il est partout, dans tous les medias, de toutes les conversations. Du coup on l'entend beaucoup moins sur le thème du "complot politico-médiatique". En même temps, il y a toujours un moment dans une élection où ressurgit le concept du "troisième homme" et cela, même si la propension des grands médias autorisés à la bipolarisation est forte.

Parce que nos cerveaux ne sont pas encore totalement lobotomisés et que d'aucun pressent bien que si cette tendance de la télévision et de la presse quotidienne à la simplification et la focalisation est le fruit d'un suivisme généralisé, et donc d'une certaine aversion pour le risque - le risque de titrer sur une Corinne Lepage quand le concurrent fait sa une sur Nicolas Sarkozy (c'est juste pour l'exemple hein!) - cette même télévision ou presse quotidienne est aussi avide de suspense et d'effet de mise en scène
.

Bref, le voilà le Bayrou, celui que tous les sondages donnent aujourd'hui comme le plus probable trouble-fête du match Ségo-Sarko. Le voilà donc sur la toile comme je vous le disais hier, avec un site tout beau tout neuf, à la gloire de l'Homme, sa vie, son oeuvre, ses convictions... mais aussi dans la toile, auprès des internautes eux-mêmes, portés par un noyau de blogueurs influents dont officiellement et depuis lundi dernier, Christophe Ginisty, qui a fait sur son blog un coming out très remarqué*.

Et puis le voilà dans le poste de la télé de mon salon, mardi chez Paul Amar (Etats Généraux) sur France 5 (qu'est-ce que je regarde France 5 en ce moment moi !), parfait au demeurant, particulièrement clair et convaincant quand il s'agit d'exposer sa vision de l'Education et de la Laïcité. Intentions louables et discours intelligents.

Et pourtant, je n'accroche pas vraiment. Qu'est-ce qui pêche chez lui (jeu de mots (in)conscient) ? Qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qui gêne ? Je ne saurais vraiment dire. Tout à l'heure, le revoilà invité chez Arlette, "A vous de juger", sur France 2. Je suis prête et je me demande... je m'interroge... je cherche...

Vais-je enfin ce soir percer le mystère Bayrou ?



*Vendredi 16 février, ce sera au tour de Nicolas Voisin de rallier la cause Bayrou.


Mercredi 14 février 2007

Aujourd'hui, il est de bon ton quand on est un homme politique, qui plus est dans la course à l'Elysée, de célébrer les technologies Internet et leurs nouveaux usages comme un réseau d'information et de communication devenu incontournable.


De fait, toutes les figures politiques influentes et les candidats à la fonction suprême ont établi ou consolidé leur présence sur le net en 2006, une année qui marquera ainsi l'avènement du cyberespace politique français avec l'émergence de faisceaux partisans plus ou moins organisés de sites, de blogs et autres forums, qui ne cessent de se développer à la faveur d'une campagne qui s'accélère (voir cette note de Thierry Crouzet).

 
De là à révolutionner la manière de faire de la politique et bouleverser les réflexes et principes établis de communication et de décision, il est un pas qu'aucun d'entre eux ne saurait et ne se risquerait à franchir.

Pour la classe politique, Internet n'est manifestement qu'un média de plus s'ouvrant sur un vivier d'électeurs, un ensemble de consommateurs de contenu Internet qui, au mieux, ne recouperait pas tout à fait celui des téléspectateurs... histoire de ratisser plus large.  Le signe d'un conditionnement et d'un calibrage de nos chers représentants aux mass medias doublés d'une inculture flagrante en matière de web 2.0, en bons produits de la télécratie qu'ils sont tous sans exception (pour reprendre un terme cher à Bernard Stiegler) ?


Probablement, tant la campagne on-line apparaît comme le simple prolongement de ce qui se passe en priorité off line, avec pour but ultime et commun : la sacro-sainte image. Résultat ô combien prévisible de la part de ceux, nombreux, qui réduisent encore l'internaute à un récepteur passif et semblent ignorer qu'il est avant tout un filtre, un contributeur et un transmetteur. Espoir déçu en revanche venant de ceux qui, malgré leurs meilleures intentions - je pense à Ségolène Royal - s'avèrent incapables in fine de tirer parti de toute la richesse et la différence du média Internet par rapport aux médias traditionnels.


Non, décidément, il n'est qu'une seule et même campagne où le jeu des forces médiatiques reste largement dominé, de plus en plus même serait-on tenté de dire, par la télévision, ce qui condamne Internet, le nouveau venu, à s'installer en périphérie des préoccupations avec un rôle de relais via des sites-vitrines tout ou plus agrémentés d'espaces expérimentaux dont on ne sait pas toujours ce qu'il en sortira mais après tout, cela ne mange pas de pain.


Les principaux évènements on-line de cette semaine ne viendront pas contredire cette idée.


Tel le tout nouveau site de François Bayrou qui fait un peu figure de bouteille à la mer, tout en portrait qu'il est, portrait de l'homme Bayrou, avec force biographie, confidences, entretiens, photos, un peu comme un album de famille qu'on feuillette, étant entendu "que les français ne votent pas vraiment pour un programme mais pour une personnalité", c'est le candidat Bayrou lui-même qui l'affirme.


Et comme Débat-Sarkozy, le dernier forum à la "sauce participative" made in Loïc Le Meur. Un forum qui n'a de participatif que le nom puisqu'il s'agit au coeur d'un simple site de réponses du candidat Sarkozy aux questions des internautes (dont la marge de manoeuvre est limitée à formuler les questions, élire celle du jour et réagir aux réponses), en somme d'un vecteur supplémentaire de communication électorale. On comprend très vite qu'avec Débat-Sarkozy on se situe aux antipodes de Désirs d'Avenir initié en amont de la campagne par Ségolène Royal comme un espace d'écoute, d'échanges et d'émergence d'idées servant à élaborer un programme.


La preuve, encore une fois, que l'utilisation du média Internet ne fait que refléter fidèlement les différentes conceptions du débat, de la démocratie et de la manière de gouverner que défend chacun des candidats sur la scène politique classique.


Et encore une fois, l'innovation de la semaine au rayon de la netpolitique reviendra au citoyen lambda, enfin pas si lambda que cela, j'ai nommé Alexandre Jardin,  pour le site Comment on fait ?, parce que grosso modo "si les programmes c'est bien, les moyens de les réaliser c'est mieux"... Un site plutôt malin, intelligent et qui démarre fort, à suivre...

 


Cet article est une "commande" de Thierry Crouzet, auteur de "Le cinquième pouvoir, comment Internet bouleverse la politique" (2007) et "Le peuple des connecteurs" (2006), que je remercie pour son invitation fort sympathique à partager sa tribune hebdomadaire sur le nouveau blog MSN de la Présidentielle 2007.

 


Dimanche 11 février 2007
Aujourd'hui dimanche, un dimanche éminemment politique comme vous le savez, j'ai vu deux choses, deux choses qui m'ont quelque peu rassérénée aux tréfonds de l'hiver où le manque de lumière et de soleil commencent véritablement à peser sur le physique et le moral.

Deux choses donc :


- Un Jean-Marie Le Pen lourdaud. Non ? mais oui, c'est bien cela, lourdaud, pataud, déstabilisé. Rien à voir avec jeudi dernier, quand Arlette Chabot le reçut dans son émission "à vous de juger" (France 2) avec une mine renfrognée, un mépris affiché, remontée comme une vieille pendule à coucou, prête à aboyer, une attitude qui n'aboutit en réalité qu'à lui dérouler un magnifique tapis rouge. Le leader du Front National trouva là comme à l'habitude une nouvelle occasion de faire jouer la martingale du complot et d'exceller dans le discours en distillant aux téléspectateurs, hypnotisés par tant de maîtrise, quelques bonnes paroles paternalistes et rassurantes.

Et bien chez FOG (Franz-Olivier Giesberg) aujourd'hui, c'est un tout autre visage qu'il nous a été donnés de voir et la preuve, s'il en était besoin, que la stratégie de la neutralité journalistique couplée à un débat de fond avec confrontation d'experts et force argumentation est bien plus payante. La preuve que si ce n'est pas en l'empêchant de s'exprimer, mais ça les politiques et les journalistes l'ont compris depuis longtemps heureusement, ce n'est pas non plus en l'agressant et en le stigmatisant qu'on peut espérer affaiblir le FN et ses habiles représentants. Sur France 5 cet après-midi, le bon sens et la science des Cyrulnik, Chebel et Douste-Blazy réunis ont suffit à enrayer la belle mécanique lepeniste et sans forcer le talent. Ah, si cela pouvait faire école...

Photographie Axel Karakartal, Page2007

- Et puis quelques minutes plus tard, une jolie dame toute de rouge vêtue, avançant pétrifiée, le sourire figée, au milieu d'une salle comble, vers une scène immaculée, pour révéler ce que tout le monde attend depuis tant et tant de jours. Quand Ségolène Royal atteint enfin le pupitre et s'apprête à entonner les premiers couplets de son Pacte Présidentiel, je suis loin de me douter des ressources que cette femme a en elle et de tout ce que cela va remuer en moi.

Patiente, immobile, souriante, tout en émotion contenue, Ségolène Royal se remplit un long moment de l'accueil des militants et des sympathisants avant de se lancer à corps perdu... à coeur ouvert cela ne fait aucun doute, avec un magnétisme et une aura que j'ignorais totalement jusqu'alors, avec rage et courage aussi, avec détermination et sensibilité... sensibilité dune femme, d'une mère qui transpire et ne peut laisser indifférent. Maniant à la perfection l'art du crescendo, Ségolène Royal nous parle tour à tour d'innovation, de recherche, d'éducation, de laïcité, d'emploi, de lutte contre la pauvreté, la misère, l'exclusion... Comment ne pas être séduit et définitivement conquis quand elle déclare, la voix serrée et les poings fermés,
"Je sais en tant que mère que je veux pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France la même chose que pour mes enfants".

Et bien moi, avec tout mon héritage, ce qui m'anime aujourd'hui et ce que je veux transmettre à mes enfants, j'ai été séduite je le reconnais, par cette femme qui a l'intelligence et la sincérité au moment où sa carrière pourrait atteindre des sommets de responsabilité et de représentation, de ne pas éluder la mère qu'elle est et la fibre maternelle qui participe de sa différence et de sa richesse d'homme politique, prenant ainsi le parti d'un féminisme moderne qui s'affranchirait de la domination des valeurs masculines, n'en déplaise à mesdames Nadine Morano, Christine Boutin, Alina Reyes, Catherine Millet ou encore Brigitte Lahaie, interrogées la semaine dernière par le nouvel Obs pour l'enquête "100 femmes jugent Ségolène". Comme quoi, il n'y a pas que l'homme qui est un loup pour l'homme !

Quant à être totalement conquise, peut-être pas, parce que dans le même temps, Ségolène Royal a évité tous les sujets qui fâchent et évacué la question du financement des cent mesures parfois lourdes qu'elle propose, et parce que tous les grands débats et les confrontations avec une opposition restent à venir. Mais quelle que soit l'impression laissée à chacun d'entre nous par ce discours-programme, on peut au moins se féliciter qu'il ouvre une séquence nouvelle et sonne, faut-il l'espérer enfin, l'ouverture d'une véritable campagne de fond.


A ne pas manquer ce lundi 12 février 2007, l'excellent article de l'étincelante Cath, aux manettes de Planetargonautes, sur le thème de la réconciliation nécessaire entre la féminité et la maternité. Cliquez ICI.

Bonus : Billet publié ce jour sur Page2007.

Jeudi 8 février 2007

Voilà, depuis hier soir, je peux me vanter d'avoir lu l'oeuvre complète de Douglas Kennedy... jusqu'au prochain livre bien entendu (ou plutôt la prochaine traduction, toujours excellente, de Bernard Cohen) qui ne devrait pas tarder à inonder le marché français. Il en est ainsi depuis le succès international aussi bien public que critique de L'homme qui voulait vivre sa vie (1998), petit bijou satirique de l'Amérique des banlieues et thriller haletant, sonnant la fin de longues années de vaches maigres pour Douglas Kennedy. Chacun des livres de ce new-yorkais d'origine, expatrié très tôt à Dublin et vivant aujourd'hui à Londres, fait désormais l'évènement et c'est bien légitime.

Douglas Kennedy est devenu LE romancier européen grand public qui nous parle de l'Amérique, de ses hommes et de ses femmes, comme personne d'autre, avec toujours ce même talent de narration, cette même plume, fluide, précise, mordante, efficace, qui vous garantit croyez-moi des heures de lecture passionnantes et inoubliables.

La Poursuite du Bonheur (2001) fait à mon sens partie de ses meilleures productions (lire un extrait). Pourtant, elle ne ressemble guère aux précédentes, empruntant moins au genre du suspense psychologique et du polar de société, dont Kennedy s'est fait le spécialiste, qu'à celui du drame romanesque. Il s'agit là d'une grande fresque de huit cent pages qui nous conte l'histoire de Sara Smythe et de Jack Malone, dont la passion d'une nuit de Thanksgiving 1945 en plein coeur de Manhattan va ravager l'existence de deux familles sur une cinquantaine d'années. On y retrouve bien sûr les thèmes chers à Douglas Kennedy, le destin, l'ambition, la liberté, l'art...  le tout ici sur toile de fonds historique et hyper-réaliste, en l'occurrence les folles années de Chasse aux Sorcières qui ont meurtri l'Amérique et nourrit ses contradictions profondes, un filon romanesque inépuisable que l'auteur ne manquera de creuser à nouveau et avec force réussite dans son dernier livre, Le Charme discret de la vie conjugale (2005).

Oh, je ne vous parle pas ici de grande littérature... juste de grands moments de lecture parce qu'au final c'est ce qui compte, c'est ce qui reste, l'émotion et le voyage, un peu comme au cinéma.

Douglas Kennedy ne chipote pas sur l'usage de toutes les ficelles du métier de romancier pour ferrer le lecteur, pourvu qu'il soit consentant bien évidemment. Moi je ne résiste pas, en bon public, je plonge et je me noie dans l'ambiance et le décor, toujours parfaitement restitués, je m'attache aux personnages dont la psychologie et le vécu sont passés au crible - Kennedy manie l'art du portrait avec brio, un élément commun à tous ses romans - et je sursaute à chaque rebondissement, je m'étonne de chaque retournement alors même que je sais que le point de crise est inéluctable - c'est aussi le ressort récurrent de tous ses livres - et enfin, chose assez rare pour être signalée, je me repais à chaque fois du dénouement et de l'épilogue. Pas de temps mort, point de longueur, nulle errance... CQFD et son corollaire, des millions de livres vendus... Et oui, Douglas Kennedy n'a pas attendu Mimie in Vivo pour faire connaître ses qualités d'écrivain.

Dythirambique ? oui je le suis... mais pas condescendante. J'ai quand même mes préférés... de livres de Douglas Kennedy. Il y en a même un qui m'a dérangée, Une relation dangereuse (2003), mais vous dire pourquoi serait trop long ici. Je prefère finir sur une top-liste qui ne sera pas loin à mon avis de faire l'unanimité parmi les amateurs de DK (le site officiel) et je sais qu'ils sont déjà nombreux :

1. Cul-de-sac (1994), le DK à boire... non c'est quand même largement plus fort en goût et en caféine qu'un déca, c'est du lourd, un livre pourtant refusé à l'époque par les éditeurs américains... Un thriller machiavélique au fin fond du désert australien, un livre très court en plus et d'une efficacité redoutable. Mangez du kangourou ! Non, lisez, lisez, lisez-le !

2. L'homme qui voulait vivre sa vie (1998), que dire ? Tout a déjà été dit, excellentissime.

3. Le charme discret de la vie conjugale (2005), j'en ai déjà vaguement parlé là.

4. La poursuite du bonheur (2001) donc...

Qu'en pensez-vous ?

Mardi 6 février 2007
E-NORME, tellement énorme que j'en ai le "cou blogué", torticolis plongeant puissance 10 : courses contre la montre, sueurs froides et nuits escamotées  ont eu raison de mes cervicales!

Bon je ne vais pas m'éterniser sur le palmarès pour deux excellentes raisons, primo tout le monde s'en félicite ou à peu près et secondo, je n'y suis pas! Ce n'est quand même pas Mimie in vivo, inconnue au cyber-bataillon ex ante, tout juste muée ex post en anomalie blogosphérique aux prétentions citoyennes, qui va refaire le monde du haut de son  bon vieux blog...

Et puis, même si cette satanée femme au foyer se plaisait à penser que ce palmarès, bien qu'assez équitable et légitime, fût un poil trop parfumé à la violette du politiquement correct et de l'amicalement vôtre, qu'est-ce que ça changerait, vous voulez me dire? Rien, donc je n'ai rien dit et ne dis rien. Surtout que dans notre catégorie, on a échappé au pire. Figurez-vous que les vidéastes et photographes amateurs se sont vus remerciés de leur participation à coup de podiums tronqués (un seul dauphin par discipline) faute de candidatures sérieuses et d'un niveau suffisant... sympathique (voir la note de Fred de Mai).


Sans surprise donc, in Vivo n'a rien remporté... Point de Talavera d'or, ni de papier enrubanné agrémenté d'une poignée de mains reconnaissante... Non, Mimie est repartie dans son farwest, bredouille... enfin matériellement parlant, parce que côté "palpitant" et "aventure humaine" comme on dit à la Star'ac, je suis la grande "wineuse". Le Festival de Romans première édition vient à n'en pas douter de s'inscrire à notre tableau de week-end d'anthologie.

Factuellement, ça donne à peu près cela.

Vendredi 1er février, il est midi, l'avion à destination de Lyon a du retard, merde c'était déjà juste, il faut la jouer serré, location de voiture full speed à l'aéroport, traversée sportive de la campagne Drômoise sous haut guidage GPS, Môssieur in Vivo est confiant, classique, "ça devrait passer".

Confiance corroborée par notre arrivée à 15h55, en bas des marches de la Salle des Cordeliers, just-in-time pour la table ronde de la catégorie "expression citoyenne" programmée à 16h. Bip bip, téléphone, c'est... Denis, oui Denis, ben t'es où Mimie? En bas des escaliers, j'arrive à l'instant, nous voilà nez à nez en haut des marches, regards surpris d'une première rencontre in vivo, en chair et en os, curieuse impression, comme si on s'était toujours connus en fait, mais je suis stressée, je récupère mon pass et pénètre dans l'arène. Je fonce droit devant mais qui voilà déjà ? Mimidup tout sourire et cheveux en bataille, elle fronce les sourcils, Mimie? Oui... euh... Mimidup! Pas croyable, on ne s'est jamais vues et pourtant on se reconnaît d'office, stupéfiant! Malheureusement je dois vite abrèger, il semble que je suis invitée à rejoindre la scène, la tablée rouge vif est fin prête, j'entends mon nom in Vivo qui résonne dans tout l'amphi, je lève un bras, c'est moi!

Une seule place est inoccupée, en bout de table, je fais mon entrée cahin caha, sacs en bandoulière, doudoune et joues rougies, mains tremblantes, cela va sans dire, je suis installée au plus près de l'animateur et grand organisateur émérite du Festival de Romans, Christophe Ginisty, pas le temps de dire ouf, me voilà flanquée d'un micro, présentez-vous... OK, trou noir, à partir de là je ne me souviens plus de rien...

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitPhoto : Christophe Grébert
Mimie in Vivo au bout à gauche !


Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitPhoto : Denis Baudry
Mimie in vivo pleine bille !

D'après Auboisement Correct, deuxième Lauréat de la catégorie, il paraît que j'ai fait une prestation remarquable, à défaut d'avoir un blog intéressant et porteur d'un message selon lui, bah c'est toujours mieux que rien hein... Et puis, c'est la loi du genre, les lendemains désanchantés de festival où tout le monde y va de sa petite phrase assassine. Et bien moi, voyez-vous, je n'ai rien à redire sur les lauréats de ma catégorie, Planète Orange, Auboisement Correct et Resse? pire encore!, deux sites utiles et un blog très apprécié dont le succès semble amplement mérité et si je dis "semble" c'est parce que je n'en lis en vérité aucun, ce qui m'interdit de les juger et de résumer leur substantifique moelle à vingt mots, on est bien d'accord, question de rigueur... héritage de mes universités et de mon éducation peut-être...

Une heure après, l'épreuve s'achève... il est 17h15... et mon Romans off commence...  pour deux jours de gaudrioles à la sauce ravioles.  Je peux dire sans me tromper que de la bonne humeur, on en a pris pour le restant de l'année 2007 !

Je rencontre d'entrée, sous la houlette de Denis, concepteur du site du festival, l'inénarrable Vinvin, et dans la foulée Fred de Mai, prix spécial des festivaliers pour l'animation underground autour de son blogging car - hot-dog, pastis, vin rouge, vannes à flot continu - un Fred de Mai au top de sa forme, sans lequel l'ambiance de cette première édition marquée par une affluence somme toute modeste et une poignée de blogueurs à l'air suffisant (et oui même chez les blogueurs !) n'était pas garantie, loin de là.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitPhoto : Mimie in Vivo
Ma pomme entre Denis et Fred de Mai

Le ton est donné, la soirée du vendredi s'emballe très vite. Tout le monde se rue à La Charrette, sorte de resto-café-concert, haut lieu de la raviole, de la bouteille et de l'empoignade (si si véridique) sur la place de Romans. Nous dinons joyeusement avec Fred et Denis. Il est 2 heures du matin quand nous nous extirpons du fumoire rugissant pour un repos bien mérité. Retrait dans nos appartements Froggy's (formidable maison d'hôtes au passage) jusqu'au lendemain, 14 heures.

Bouffée d'oxygène et ballade culturelle dans le vieux Romans, tisanes en chaîne au café d'en face, la troupe de K-Rose commence à mettre le feu, les Romanais jouent les curieux, la place du festival se gonfle de badauds et de nouvelles têtes de blogueurs spécialement venus pour la remise des prix. Ouverture des portes et lever de rideau, il est 17 heures. Nous allons vivre une superbe cérémonie menée tambours battant.

Tout le monde est impeccable, de Ginisty à Vinvin qui nous livre un sketch hilarant au millimètre, en passant par le professeur Rollin, parfait, affublé d'un pote chanteur non moins inspiré et bien sûr les lauréats présents, qui nous ont tous scotchés par leur aplomb... Jolis moments d'émotions.


La soirée dite de Gala sera étrangement calme mais néanmoins charmante, passée en compagnie de la lumineuseVirginie Talavéra, l'auteur des très beaux trophées du festival qui porte son nom, Eric alias mister Bean de Darkplanneur, très sympa et bien sûr l'irremplaçable Denis, dans un petit resto, je vous le donne en mille, de ravioles! Pas de vieux os en perspective, couchés minuit malgré le ram-dam de Fred de Mai qui mixe au café du coin.

Les fêtes prévues, c'est toujours mieux la veille... et le lendemain. Rebelote. Après une promenade de santé sous le soleil de Romans en plein coeur du marché dominical très animé avec le même duo, Fred  et Denis, on ne change pas une équipe qui gagne, nous finissons au Casablanca pour un couscous-tajine transformé en "one-man-show de Mai", où chacun manque tour à tour de s'étouffer de rire. Dimanche, 15h30... Le premier festival de la création sur Internet c'est déjà du vieux, rapides au revoir avec la certitude de se retrouver bientôt quelque part à Paris, notre avion à nous décolle à 21 heures, il faut remonter sur Lyon : trop peu de temps pour profiter à fond des ravissantes ruelles de la vieille ville, mais bien assez pour se promettre de revenir y passer un week-end, très vite.

Franchement, c'était chouette d'essuyer les plâtres ! On n'a pas démérité, hein?


Pour voir toutes les photos, c'est ICI !


Jeudi 1 février 2007
Allez je me sauve...

Je quitte mon farwest pour Romans-sur-Isère, la quiétude de ma vie de femme au foyer pour l'effervescence d'un festival de blogueurs azimutés ! Pure folie pour la sauvage que je suis...

Mon baluchon menace de craquer, gorgé de sentiments variés qui se disputent. J'emporte l'excitation, la pêche, l'envie, la curiosité mais aussi le trac, l'inquiétude, le doute... au milieu des bonnes adresses, de mes petits carnets et de mon APN.

J'empoigne le baluchon et hop, je saute dans le premier avion... avec mon prince charmant, môssieur In Vivo, himself. Je suis en sécurité, rien ne peut m'arriver.

A très vite.

Pour ne rien rater du Festival, The Blog :



Blog du Festival
Recommandé par des Influenceurs

Mercredi 31 janvier 2007
A trois mois des Présidentielles et alors que les spécialistes du réchauffement climatique, réunis en ce moment à Paris, s'apprêtent à rendre un rapport à n'en pas douter catastrophique, il est temps pour nous, ô citoyens du monde, de montrer aux représentants politiques que nous ne sommes pas seulement sensibles aux problèmes écologiques mais aussi et surtout capables et désireux, là, tout de suite, maintenant, d'agir à l'échelle individuelle et au quotidien, en changeant certaines habitudes et faisant l'apprentissage de nouveaux comportements de consommation.

 
Cela fait trente ans en France que l'on tire la sonnette d'alarme et pourtant, tout reste à faire ! A commencer par convaincre un Nicolas Sarkozy, très occupé à fureter dans les dossiers RG, ou une Ségolène Royal, à déclamer sans scrupule, à l'occasion aujourd'hui même de la signature officielle par nos chers candidats du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, sa volonté "de faire de la France le pays de l'excellence environnementale". Avant de prétendre à l'excellence, il conviendra d'en passer par l'action madame Royal, si je puis me permettre...

 
Alors, et si on commençait tout simplement par ça, dès demain soir ? Tout éteindre, tout partout, 5 minutes, 5 toutes petites minutes (cliquez sur l'image pour en savoir plus) !


 

Et pour ceux qui éventuellement demeureraient sceptiques sur l'impact d'une telle mobilisation et craindraient de passer pour des "illuminés", seuls dans leur tannière, sachez qu'entre autres manifestations dans des villes telles que Marseille, Toulouse ou Nice,  la Tour Eiffel renoncera à briller de ses mille feux, ainsi que le grand, que dis-je, le gigantesque, le méga Festival International de Romans, pour lequel je m'apprête à partir, les cheveux fraîchement coupés et balayés pour une modique somme à trois chiffres... qui m'a décoiffée sur le champ !


Bon restons sérieux et terre-à-terre (ça tombe à pic), voilà un papier tombé du ciel signé des "deux bio-bloggeuses en folie", ICI.

Et vous demain, vous ferez quoi entre 19h55 et 20h ?

Lundi 29 janvier 2007

De quoi vais-je bien pouvoir vous entretenir en ce dernier lundi de janvier ?

 
 
Soit, vous commencez à connaître l'oiseau et si vous avez consommé un peu de télévision ce week-end, vous auriez pu m'attendre légitimement aux détours du documentaire de M6 consacré à la galère de la garde d'enfants, au "rêve de tous parents d'obtenir une place en crèche" (c'est le dossier de presse qui le dit).

J'aurais pu sans difficulté vous dire tout le mal que je pense d'une société qui s'entête et se fourvoie dans un système d'éducation par procuration où les parents sont réduits au rôle de géniteurs - payeurs et combien cette émission a provoqué chez moi, vous vous en doutez, une irritation paroxysmique débouchant sur un zapping prématuré. Et bien non, je ne reviendrais pas sur ce marronnier affligeant, mais c'est légion sur M6, je risquerais de me mettre à dos, si ce n'est déjà fait, toutes les mères de famille qui n'ont pas le choix...


Plus philosophiques se sont révélés les sentiers de traverse empruntés samedi soir par France 3 qui n'ont pas manqué, eux, de me réjouir. Alors, c'était au choix, et dans l'ordre d'apparition sur le poste de la télé de mon salon (enfin de ma chambre, foot oblige dans le salon!), un téléfilm incroyablement original et poétique joué par deux comédiens très inspirés que j'adore, Maria de Medeiros et Didier Bezace.

S'en est suivi un portrait subtil et assez émouvant je dois dire de Mazarine (la fille de son père, v
ous savez...) puis, afin d'achever cette pulsion téléphage (pardon Bernard Stiegler, pour ceux qui suivent...), un reportage hypnotique et enthousiasmant sur l'hédoniste Michel Onfray (encore un de mes maîtres à penser fétiches), fondateur du concept des Universités Populaires, ouvertes à tous et gratuites, et dispensant dans l'enceinte de Caen une philosophie alternative, accessible et applicable au quotidien, une sorte de jeu de clés de compréhension du monde et de la manière de le changer un peu, pour soi-même ou dans ses rapports aux autres.

Mais non, je n'en dirais pas plus. De ce dernier je vous ai déjà rebattu les oreilles à plusieurs reprises (comme ici), du "secret Mazarine", je n'aurais pas grand chose à ajouter, et de ce film insolite parsemé d'olibrius borderline, je craindrais d'y perdre moi-même mon latin et de vous égarer en chemin !

De "l'opération pièces jaunes" alors ? Bof non, très peu pour moi,  tout au plus de la très risible prestation des "intello réunis" Natacha Saint-Pierre et Titof hésitant longuement, mais sans complexe aucun, entre le colosse de Rhodes et le molosse de Malte (j'en ris encore) pour une question dont je vous laisse deviner l'énoncé (je ne vous ferais pas l'affront), bref une question à 1500 euros immédiatement convertissables, est-il besoin de le préciser, en cents sonnants et trébuchants à déposer dans l'escarcelle de Bernadette. 

Ah, que de chemins détournés et de méandres cérébraux à la sauce In Vivo pour vous causer, je vous le donne en mille, vous avez lu le titre non ?, et bien pour vous causer d'un truc qui me chiffonne au plus haut point :  La loi anti-tabac, c'est bien cela, dont le premier volet entre en vigueur jeudi prochain. En d'autres mots, interdiction formelle à partir du premier février 2007 de fumer dans les lieux publics.


Oh, rasseyez-vous, loin de moi l'idée de m'insurger contre les principes de cette loi dont le bien-fondé en terme de santé publique est tout-à-fait indiscutable: hygiène, protection des "fumeurs  passifs", prévention à l'égard des "fumeurs actifs", respect de la couche d'ozone (non pas la couche d'ozone ?? bon...). Non, moi ce qui m'inquiète c'est l'esprit de la loi, la racine puritaine et la sève moralisatrice qui la sous-tendent, avec en toile de fond, l'idée même de faire de l'homme un modèle de vertu et du plaisir de fumer, une faiblesse, une tare, un vice.

Et le "savoir-vivre" bordel ?

Ne gagnerait-on pas aussi bien en terme de liberté individuelle que de bien-être social à se poser plutôt la question de la dose à partir de laquelle le tabac est dangereux pour la santé ? Beaucoup de fumeurs sont modérés ou occasionnels et s'en portent très bien. Il me semble quand même important de rappeler que la relation avec le tabac peut s'en tenir au plaisir. Quant aux accros et aux irréductibles (après tout, c'est leur droit tant qu'ils respectent leur entourage, et puis on ne va tout de même pas refaire un monde où le tabac existe depuis la nuit des temps!), les fameuses zones fumeurs/non fumeurs et leur application stricte ne sont-elles pas suffisantes à régler le problème ?

Alors d'accord, le consensus est total sur la nécessité d'assainir l'air des établissements à usage collectif, bien sûr qu'il est préférable de ne pas fumer du tout dans les hôpitaux, les administrations, les bureaux partagés, les salles de réunion, les écoles de la même manière que tout le monde a salué l'interdiction dans les trains et les avions il y a quelques années, mais en février 2008, vous allez voir, l'application du décret aux bars, pubs et autres discothèques, ne va pas faire que des heureux, devant comme derrière la caisse enregistreuse. Moi qui reviens de Stockholm où l'interdiction est générale et scrupuleusement respectée, je peux vous dire que l'esprit de fête en prend un coup.

Que souhaite-t-on à la fin ? Une société d'interdits, de risque nul, de danger zéro, baignant dans le formol et la Javel ? Et c'est une non-fumeuse qui vous parle, enfin une ex-fumeuse repentie quoique... tout ça ne me donne qu'une envie, c'est d'aller en griller une petite là, tout de suite...

Car aujourd'hui c'est le tabac, mais qui vous dit que demain, la doctrine anglo-saxonne gagnant toujours plus de crédit en territoire latin et réputé libre, les messages culpabilisants et exagérément violents ne viendront pas fleurir sur nos bouteilles de vins, qu'on ne sera pas rationné ou taxé à des taux totalement prohibitifs ? Qui vous en préserve hein ?



Quelques liens dans le même sens...

"Les dessous de la Politique anti-tabac", article publié sur Agoravox, édition du 29/01/07.
"Le badge fumeur pour enfants, un parfum d'étoile jaune", article publié sur Agoravox, édition du 29/01/07.
"Oh la vilaine cigarette !", Blog La Ruelle, 30/01/07.

Vendredi 26 janvier 2007
L'autre jour, je vous parlais de mon indécision d'électrice, un sentiment que je ne suis pas la seule à partager si j'en crois les sondages et vos commentaires. Plus d'un français sur deux ne sait pas encore pour qui il votera demain. Pourquoi un tel flottement de l'opinion ? Une indécision d'autant plus étrange d'ailleurs que le sursaut d'intérêt des gens pour la politique est indiscutable.

Un sursaut prévisible me direz-vous, "tout part en vrille", les gens sentent que l'élection présidentielle de 2007 est plus importante que jamais parce qu'ils savent, et cela sans être énarques ou polytechniciens, que notre modèle industriel et économique est à bout de souffle et que l'enjeu autour des décisions politiques à venir, et donc du contenu des programmes des candidats à la fonction suprême, est colossal.

Et le gros mot est ainsi prononcé... programme... ce mot qui sonne si creux et si faux depuis le début de la campagne. Creux, parce que d'exposés et de débats sur les programmes il n'en est point. Faux, parce que ces programmes s'ils existent déjà (au moins en partie) sont  largement réchauffés et désespérément frileux, pour la simple et bonne raison que ceux qui les conçoivent et les incarnent sont déconnectés de la réalité.

Les hommes politiques n'entendent rien à la réalité, non parce qu'ils sont sourds mais parce que leurs méthodes et leurs principes politiques sont déficients, en ce qu'ils ne recueillent et n'intègrent pas toute l'information sur la réalité, dans son acception la plus large. Il y a la réalité du terrain bien sûr à prendre en considération, celle des gens qui font la France dans ce qu'elle a de plus productif d'un côté mais aussi dans ce qu'elle entraîne de désespoir par ses manquements et ses dysfonctionnements de l'autre. Puis il y a
la réalité de la pensée qu'il convient d'observer et d'absorber, celle des gens qui génèrent la connaissance au quotidien au travers de leurs analyses et leurs recherches dans tous les domaines qui intéressent de près ou de loin nos sociétés, sciences humaines, sciences exactes, technologies...

Parler de renouveau de la politique comme certains le font aujourd'hui, tout émerveillés qu'ils sont devant une Ségolène Royal ou un Nicolas Sarkozy, me semble erroné voire carrément abusif. De fait, la politique française n'a de nouveau que les visages. La scène politique est rajeunie certes mais pas la manière de faire de la politique. Et concernant cette dernière, ce n'est pas un bon lifting qui s'impose mais un remodelage complet.

Il est temps de sortir du cercle fermé des conseillers et des journalistes pour aller à la rencontre des gens qui font la France de tous les jours, et cela, au-delà des visites de courtoisie enchaînées au rythme endiablé d'une campagne présidentielle. Et si dans cette perspective, Internet avait un rôle à jouer plus important qu'on ne l'imagine ?

Il y a bien des vélléités de la part de certains candidats, et à l'image de ce qui se fait ailleurs en Europe, de mettre un point
final à la "politique de tour d'ivoire" et ouvrir les portes de la démocratie représentative aux citoyens. C'est l'idée même de la "démocratie participative" de Ségolène Royal, dont on aurait pu croire que l'initiative précoce de transposer sur le net le principe des débats participatifs de l'association "désirs d'avenir" en créant un forum éponyme, s'accompagnerait d'un message de rupture avec l'héritage de ses pairs, d'un discours fort sur la volonté de faire d'Internet un outil politique majeur et plus largement un enjeu économique et industriel prioritaire. Or, il n'en est rien.

Les jours passant et le silence des candidats total sur la question de la convergence du numérique et l'impact grandissant d'Internet sur les rapports socio-économiques, on en vient même à se demander s'ils ont pris la peine et le temps de venir surfer eux-mêmes sur leurs propres sites et blogs fraîchement créés pour la grande occasion et, ce qui est une évidence aujourd'hui, dans le seul et unique but de ratisser plus large, renforçant au passage l'(hypo)thèse de leur totale ignorance et inculture sur Internet. Ce ne sont pas quelques jeunes militants "ségosphérisés" ou quelques malheureux blogueurs "lemeurisés" qui vont faire pencher la balance...

Pourtant, il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'Internet est devenue en trois ans un formidable vivier d'informations alternatives et d'expressions citoyennes au travers des blogs personnels ou associatifs et des forums participatifs tels Agoravox, de même que le lieu d'un mode d'accumulation de la connaissance tout-à-fait inédit avec l'émergence des wikis en ébullition et recomposition permanentes, dont l'encyclopédie collective Wikipédia est le fleuron.

Il faudrait être aveugle pour ne pas y lire en filigrane, les tenants d'un nouveau modèle d'information et de communication où la dichotomie entre les producteurs et les consommateurs n'existe plus, mais où chacun est partie prenante du processus en tant que contributeur, commentateur ou modérateur, ce que Joël de Rosnay appelle le Pronétariat, ou Thierry Crouzet, le Cinquième Pouvoir.

Il faudrait être aveugle pour ne pas entrevoir l'opportunité pour une société meilleure de tenir là un remède à la "télécratie", à la dictature de la télévsion et des mass-médias, si justement brocardée par le philosophe Bernard Stiegler pour ses ravages sur le désir, la conscience et l'intelligence des personnes, et sa promotion "d'un consumérisme toxique pour l'individu comme pour la planète" ou encore "d'un capitalisme de service" dans lequel les individus ne contrôlent plus rien de leur existence et perdent tout "savoir-vivre".

Bref, il faudrait ne rien y voir pour passer à côté de ce puissant levier d'action qu'est devenu Internet quand on est homme politique, qui plus est candidat à la présidence, pour ouvrir ses réseaux informationnels, accroître la "participativité" des citoyens (sans aller forcément jusqu'à la démocratie participative qui n'est pas sans danger) et ce faisant, redonner le goût de la politique et en finir avec "le populisme télécratique" et la primauté du marketing politique sur le débat qui fusillent la confiance, laminent l'opinion et génèrent cette indécision générale ambiante.

Qui aura le courage d'être le premier à tomber les oeillères et sortir de cet absurde mutisme? Vous avez une idée? A suivre en tout cas...

Webographie

 
Stiegler Bernard, "Halte au populisme télécratique", Le Monde du 24/01/2007.
Stiegler Bernard, (2006), "La Télécratie, voilà l'ennemi", Marianne, n°496.
Stiegler Bernard, Interview de Le Soir en Ligne, jeudi 14 décembre 2006.


A voir et revoir, l'émission "ce soir ou jamais" de mardi dernier, consacrée en partie à la question de "l'impact du net sur la campagne présidentielle"... avec Bernard Stiegler himself... que j'adore ! ça ne vous aura pas échappé (cliquez sur l'image).
 

Mardi 23 janvier 2007
Je suis bien embêtée. A trois mois pile poil du premier tour des Présidentielles, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter et ça commence à me travailler sévère. Remarquez, je sais en revanche pour qui je ne voterai pas, en vrac et dans un désordre aussi grand que celui qu'ils nous proposent, le faucheur, le facteur, le borgne, la camarade, la lutteuse, le chasseur, le fou du puits et la toquée du régé color verte campagne...

J'en conviens, je ne suis pas plus avancée. Il reste trois grands noms, quand un procédé par élimination efficacement mené ne devrait en faire émerger qu'un seul, celui à glisser dans mon bulletin à l'abri des regards indiscrets le 22 avril prochain. Vaine démarche... et frustration. Le vote par défaut n'est-il pas un pis-aller pour l'électeur soucieux de faire un choix éclairé et motivé, de verser dans l'urne une enveloppe chargée d'espoir? Nous y voilà tiens, l'espoir... cet espoir qui fait cruellement défaut; il y avait bien monsieur Hulot mais bon l'ampleur et la diversité des problèmes requérant en priorité un bon navigateur à courte vue, il ne reste plus qu'à espérer maintenant que son message se diffuse dans les actes.

Lueur d'espoir évanouie... quand je pense aussi à notre blanche colombe qui avait, faut bien le dire, de quoi appâter et qui, flanquée d'un chevalier n'ayant rien de servant, multiplie désormais les légèretés, les raccourcis et les grosses bourdes, en plus de nous parler comme à des gosses et des bacs moins 5, d'entreprendre des voyages surréalistes de chefs d'Etat... Comme quoi, rien ne sert de partir trop tôt, je vous épargne la suite... Non mais vous avez vu la mine qu'elle a ? Lessivée qu'elle est notre Ségolène.

Lueur de curiosité envolée... quand je pense également à Bayrou qui a suscité des débats intéressants au départ, mais dont les quelques idées a priori sensées et constructives tournent en boucle depuis, invariablement ressassées, avec une capacité à les exprimer et les défendre aussi effrayante qu'une Mimie montée sur des patins à glace. On en tremble pour lui.

Et le troisième protagoniste alors ? Je dois avouer que c'est celui qui me pose le plus de soucis, n'étant pas insensible, comme tous ceux qui ne sont ni à droite ni à gauche ni aux bords, à sa force de travail et de conviction ainsi qu'à son implication exemplaire dans les grands dossiers. Ce qui n'est pas sans poser la question du recul et de la lucidité ? N'est-il pas un peu trop la tête dans le guidon notre Nicolas ?

Et puis vous savez quoi, étant entendu qu'on vote aussi (et peut-être surtout) pour un homme, une personnalité, un tempérament n'est-ce pas, et bien vous savez quoi ? J'ai appris l'autre jour chez FOG sur France 5 qu'il ne boit pas, oui Nicolas Sarkozy ne boit jamais, une nouvelle plutôt rassurante considérant les ravages causés par la Vodka et le Whisky chez des voisins ou certains alliés j'en conviendrais... s'il ne s'agissait du vin.


Comment ? Nicolas Sarkozy ne boit jamais de vin, même le bon vin ? Vous me croirez ou non mais ça me gêne aux entournures, et ce qui me dérange d'ailleurs n'est pas tant l'idée qu'on ne pourra enjoindre cet "apôtre de la rupture" de mettre à l'occasion de l'eau dans son vin puisqu'il n'en absorbe point, que celle de compter parmi nos chefs d'Etat, représentants suprêmes de la culture française, incarnations d'une certaine image de la France et défenseurs de notre patrimoine, un type qui ignore tout de l'art et la manière de boire du vin, reconnaissant lui-même qu'il a "un truc catastrophique" à confesser dans ce domaine.

Nicolas ne se cache pas de préférer les pizzas et le chocolat. Vous me direz, Jacques Chirac, avec ses sandwichs pâté arrosés de bière n'est pas non plus un modèle de gourmet mais enfin quand même, le vin, Notre Vin, symbole de convivialité et de partage. Imaginez-vous que cet homme ignore tout de la Dive bouteille, de ce breuvage incomparable et du plaisir de la conversation et de la table qui l'entoure. C'est un peu comme s'il nous avouait qu'il ne lit pas. A en croire les journaux, ce qui l'excite lui Nicolas Sarkozy, ce sont les convois motorisés à grand renfort de sirènes, le pouvoir avec un grand P et dans tout ce qu'il a de plus masculin. Et vous savez à quoi je pense alors ? A un "garçonnet au pied du sapin découvrant sa panoplie de cow-boy"...

Je vous avais prévenu, on est dans de beaux draps et je ne vous parle même pas des conséquences de nos votes sur la question cruciale de la première "dame de France", sera-ce Cécilia ou Cécilio, quoi qu'il en soit deux fortes têtes largement ingérées dans les affaires de l'Autre, on est loin de l'image d'Epinal, d'une Babeth Bayrou, épouse dévouée et mère de six enfants.

Vous m'en voyez désolée si le sujet du jour vous apparaît un peu léger mais la campagne peinant à prendre de la hauteur et la France, tout occupée en ce début de semaine à digérer "l'onde de choc" suscitée par la disparition on ne peut plus prévisible et naturelle de l'Abbé Pierre, un grand homme certes mais très vieil homme de 94 ans tout de même, et cette France de se répandre en louanges et bons sentiments judéo-chrétiens pétris de compassion et d'humanité quand la Loi de la République aurait du depuis belle lurette faire en sorte que tout le monde ait un toit, l'hiver comme l'été d'ailleurs, je ne voyais rien d'autre à me mettre sous la dent. Désolée.

Mardi 23 janvier 2007
Quand je vous disais que j'avais parfois du mal à me relire...
J'ai beaucoup de défauts et de vices, mais je ne suis pas bonimenteuse... et pas institutrice non plus (ce n'est pourtant pas faute d'avoir été à bonne école, pardon maman).


Lundi 22 janvier 2007

V
oilà, c'est officiel, en recueillant 291 votes et se plaçant 9ème de la catégorie "expression citoyenne", In Vivo est en finale du festival de Romans et sera donc présenté au jury composé de Robert Namias (TF1, Président du Jury), Jean-Jérôme Bertolus (i>Télé) et Christophe Grébert (monputeaux.com) les 1,2,3 février prochains dans cette belle cité médiévale de Romans.

Je remercie tous ceux qui m'ont encouragée et ont voté pour moi, mes chers lecteurs, connus et anonymes, mes parents et mon frère qui ont mené une campagne du tonnerre, Marcus le rétais pour son généreux coup de pouce in extremis, mes deux bibouilles de 5 ans réunies, qui gribouillent et bricolent sans broncher pendant des heures au rythme des cliquetis maternels et mon fiancé, qui trouve que c'est toujours moins pire que quand je croulais sous mes travaux de thèse il n'y a encore pas si longtemps...

Qui l'eut cru ? Certainement pas moi qui n'avait de prétentions que symboliques et ludiques en inscrivant ce bon vieux blog au premier festival de la création hexagonale sur Internet fraichement en ligne et bien avant qu'il ne fasse grand bruit.

Certainement pas moi qui, en créant ce blog il y a un an, n'avait pour ambition première que d'en faire un lieu d'échanges avec les proches en forme d'album photos égrainé d'anecdotes amusantes. J'ignorais alors que mon esprit de contradiction et mon regard critique reprenant le dessus, l'album se transformerait aussi rapidement en un espace d'expression plus personnelle et engagée, exerçant ainsi ma prose sur l'actualité au tout-venant et de nombreux sujets qui me tiennent à coeur: le maternage et l'allaitement maternel, l'écologie et la simplicité volontaire, la politique, la culture (télé, livres, musique), la langue française, les voyages, le jardinage,  l'hédonisme et autres nourritures terrestres...

Sans être le porte-drapeaux ou le représentant de quelque famille ou communauté que ce soit, si ma modeste tribune a pu en revanche et ne serait-ce qu'un peu, qu'un petit chouïa, contribuer à faire évoluer l'image méchamment galvaudée de la femme au foyer (prétendument oisive et désocialisée, j'en rigole!) et, en montrant que ce choix de vie peut être grandement épanouissant, à éveiller les consciences sur la nécessité de douter des modèles dominants et des normes érigées en règles par la société, de se défaire individuellement des pressions sociales pour réaliser ses aspirations profondes, de prendre le temps de s'interroger et de se retourner un peu sur nous-mêmes, nos enfants, nos amours, nos passions, nos plaisirs, autant de choses largement éclipsées aujourd'hui par cette course folle à la réussite professionnelle et la reconnaissance sociale, alors j'ai déjà gagné beaucoup, et remporter ce concours ne serait dès lors que du bonus.

Mais n'ayez crainte mes amis, je ne vais pas vous lâcher de si tôt !

Je vous adresse encore à toutes et à tous un grand merci du fond de mon coeur de femme au foyer, et dieu qu'il est grand et comblé en ce jour !

Vendredi 19 janvier 2007



Il est temps de mettre fin au suspense et de lever le voile sur ce mystère insoutenable qui flotte dans les airs d'in Vivo depuis deux jours, après l'annonce officielle, ici-même et à l'occasion d'un évènement très cher à son coeur, de l'interview exclusive et inédite de l'incontournable blogueuse Mimie in Vivo herself... by herself.

Et bien oui, comme on ne lui a pas encore proposé d'interview et qu'il est toujours bon d'avoir une longueur d'avance (enfin c'est ce qu'elle dit, mais en pointant à la 689ème place de la plateforme Over-Blog et culminant à 200 lecteurs jour, c'est pas demain la veille que les journalistes vont débouler), j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de convaincre mon alter ego (vraiment pas facile celle-là) de se livrer au petit jeu de l'auto-interview (en bonne blogueuse qu'elle est, elle adore ça la brosse à reluire).


Entretien.


-Et bien Mimie, Bonjour à toi. Comment vas-tu en ce 19 janvier 2007?

-Mais on ne peut mieux, figure-toi que je fête le premier anniversaire de mon blog, ce bon vieux blog in Vivo!  Et moi ?

-Pareillement (elle oublie que c'est quand même grâce à moi si elle est là). Alors Mimie, première question... oh pardon j'oubliais, je ne me suis pas présentée... Virginie.

-Enchantée... Enfin on se connait déjà nous deux, n'est-ce pas ?

-En effet (et j'aurais tendance à dire plus toi que moi) mais pensons à nos lecteurs. Alors Mimie, en ce premier anniversaire, si tu nous racontais un peu le pourquoi du comment d'un blog ?

-Avec plaisir... (elle réfléchit en contemplant son troisième  café de la matinée dont la moitié est vouée a refroidir) ...Vaste question... Je dirais que c'est une conjonction de facteurs (et ça commence, les grands mots). Férue d'informatique et d'Internet depuis la première heure, passionnée de lectures, démangée par l'écriture et le besoin inné de mettre de l'ordre dans mes pensées, des mots sur mes sentiments, de structurer ma vision du monde, je crois que j'étais une victime toute désignée! j'ai toujours tenu un journal intime et pour tout dire, je raffole du remue-méninges. Il faut être un peu masochiste pour écrire, non ?

-Ouh là, comme tu y vas, je crois qu'on les a tous perdus là... les lecteurs je veux dire. (aïe ça m'a échappé ! elle va le prendre mal...)

-Oh je ne crois pas, tu sais, mon lectorat n'a nullement besoin d'un sous-titrage SMS (MON lectorat et quoi encore ?). C'est bien simple, s'il ne fallait retenir qu'une chose de cette première expérience bloguesque, ce serait EUX, les lecteurs et leurs commentaires. Tu sais, j'ai été agréablement surprise par la qualité des commentaires, la diversité et surtout la sagacité des gens dont ils émanent. (quelle lèche-cul !)

-Tu veux dire qu'on est loin de la faune made in Skyblog, lâche tes com', j'te kiffe ?

-A mille lieux, crois-moi, ici le propos est putôt sérieux et le commentaire de haute volée et rien que pour cela, je n'envisage pas une seconde de mettre fin à l'expérience, sans compter que j'ai plus que jamais de la ressource dans ma tête de femme au foyer (c'est pas une tête mais un melon!). De toute façon, ce blog fait aujourd'hui partie de ma vie, de mon équilibre et de mon quotidien. Il devient presque impossible de passer devant un ordinateur allumé sans jeter un oeil (alors là j'vais pas la rater).

-Tu veux dire Mimie que t'es complètement accro ?

-Totalement blogaddicted. Mais c'est une bonne drogue tu sais. Le processus est tellement grisant.

-Comment ça ? Allez dis-nous tout (on s'en tape, c'est juste histoire de flatter son égo surdimensionné) !

-Vraiment ? (elle biche là) Et bien, un jour, tu décides d'ouvrir un blog, deux heures et trois clics de souris plus tard, ta première note est en ligne, tu scrutes le coeur un peu serré le premier commentaire de tes proches que tu as pris le soin de prévenir, ding, il est là, le pur bonheur, tu t'endors en pensant déjà à ton prochain billet, tu allumes ta machine en descendant au petit-déjeuner, tu écris ta deuxième note, incroyable, ding ding, deux commentaires dont un d'un inconnu... Deux mois plus tard, tu commences à te préoccuper de tes statistiques, tu installes un compteur de visites, tu t'inscris dans des forum et des annuaires... Six mois plus tard, tu fêtes tes dix mille visiteurs, ton centième article, ta première publication sur Agoravox, ta première embrouille avec France Inter... (non mais comment elle se la pète). Et voilà, un an plus tard, tu te retrouves blogover-bookée, happée par la toile... pour le meilleur ! (elle me tend une perche là ?)

-Tu veux dire que de ton côté, aucune cyber-vacherie à déplorer dans ce panier de crabes cette année ?

-Excepté quelques spams indésirables en début d'expérience, non. Que des réjouissances. Certes j'ai eu de la chance, on n'est jamais à l'abri d'un usurpateur ou d'un troll surtout quand on ne modère pas les commentaires, mais c'est aussi l'avantage des tribunes confidentielles, des blogueurs qui soignent leur contenu et essaient de donner le meilleur d'eux-mêmes parce qu'ils tiennent un blog avant tout pour le plaisir d'écrire. Il n'y a pas de secret, on a le lectorat qu'on mérite (et bien c'est pas la modestie qui l'étouffe).

-Merci pour la transition Mimie (elle est aux anges), parle-nous un peu de tes habitudes et de tes rituels d'écriture, ça a l'air si facile pour toi...

-Bien au contraire, je suis une laborieuse. Quand je disais qu'il fallait être un peu maso (mais oui, bien sûr). L'activité de blogging est hyper chronophage. Je passe beaucoup de temps à faire des recherches sur le web et à déchiffrer mon booknote de chevet et tous mes petits carnets qui traînent à droite à gauche, puis à rédiger la trame, travailler le style, trouver le bon mot, le bon rythme, mettre un point, changer une virgule, consulter les dictionnaires, réfléchir sur le sens et la manière, laisser reposer puis revenir, relire, corriger quand je ne recommence pas tout de zéro... (ouh là ça casse le mythe)

-Ah voilà qui explique une certaine irrégularité dans tes publications ? (mais qu'est-ce qui m'a pris, je suis allée trop loin là ?)

-C'est clair (ouf! j'crois qu'elle est vraiment dans un bon jour). Je suis rarement dans la configuration où un sujet pousse l'autre. Et quand l'idée me vient, suggérée par la télévision, une lecture, une discussion ou le quotidien, je peux difficilement rédiger un billet dans la foulée, d'autant que depuis quelques semaines, je me positionne plus avant dans la chronique citoyenne délaissant un peu les petites notes personnelles du quotidien (ça y est, elle se prend pour un écrivain, une journaliste?!). Que voulez-vous, je suis lente, très lente, besogneuse, exigente avec moi-même et perfectionniste (à qui le dis-tu, c'est qui qui trinque tu crois?), impossible de tenir un blog au jour le jour, en tout cas pour le moment (tant mieux,  c'est ma mort que tu veux ou quoi?).

-Et bien Mimie, nous voilà au terme de cet entretien exhaltant, je te laisse la liberté de conclure (très important de finir sur une bonne note et que j'te déroule le tapis rouge...)

-Je voudrais tout simplement saluer tous ceux qui me lisent et participent activement à la vie de ce blog, les fidèles d'entre les fidèles mais aussi tous ceux qui ne sont que de passage. Sans eux, je ne serais... comment dire... Rien. (sortez les violons...) Festival de Romans oblige, je voudrais aussi remercier tous ceux qui ont voté et seront encore nombreux à voter je l'espère aujourd'hui et demain. (j'en étais sûre, on n'y a pas coupé, vivement qu'on en finisse avec ce festival de Gromanche)

-Mimie, je te remercie pour ta sincérité et ta simplicité. (faut le dire vite)

-Mais je m'en prie. Tout le plaisir était pour moi. (j'en doute pas)

-Et encore bon anniversaire à ton blog ! (non mais vous croyez qu'elle m'inviterait à sa fête Dom Pérignon 1987... euh entre nous, c'est pas un peu too much?)

-Je me remercie, c'est très gentil. (ah la bourrique, chuis dépitée...)


Jeudi 18 janvier 2007
Loïque Jemeur, le pasticheur (la pasticheuse?) le plus drôle de la blogosphère aurait encore frappé ?

Le Festival de Romans s'est transformé en Festival de Gromanche, sponsorisé par le PMU et Ricard, et la catégorie "expression citoyenne" du Festival d'origine, le vrai, le sérieux (enfin faut pas pousser, il a raison Loïque), en catégorie "Journalimse", je cite "Des gens qui discutent, un peu comme chez "Marcel, bar PMU", sauf que là ils boivent chez eux (un peu "prise de tête")."


La présentation du festival et surtout du programme des trois jours à Romans sont à mourir de rire. A ne pas manquer (cliquer sur l'affiche).

Mercredi 17 janvier 2007
Ah ça faisait longtemps qu'un de ces petits jeux dont regorge la blogosphère n'avait franchi le seuil de mon blog. Doublement taggée sur ce coup-là par Titus et Laurenn, impossible de me défausser.

Five things you did'nt know about me, c'est le titre du quizz qui nous vient comme toujours d'outre-atlantique.


Aïe, et c'est là que je me rends compte que j'en ai déjà beaucoup dit, oui à vous, vous que je ne connais pas, dans la vraie vie j'entends, sans compter qu'on ne peut pas tout dire non plus. Bref, ne vous attendez pas à des révélations fracassantes, surtout vous, oui vous qui me connaissez dans la vraie vie. Et puis, de toute façon, je n'ai guère le temps de me livrer à une introspection poussée, je suis attendue pour une interview exclusive, oui vous avez bien entendu, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, rendez-vous vendredi, en cette même place.

5 bricoles que vous ignorez de moi* :

- Je souris tout le temps (peut-être pour masquer ma timidité et me donner de la contenance, va savoir...)

- Je ne sais pas bouder (j'oublie vite que je boude alors j'ai arrêté. De toute manière, c'est con de bouder non ?).

- Je portais de très longs cheveux dans une autre vie (oh toute proche, avant d'être mèèèère de famille).

- Je parle trop (peut-être pour masquer ma timidité et me donner de la contenance, va savoir... tiens j'ai pas déjà écrit cela quelque part ?)

- J'ai l'honneur de vous annoncer que je suis fiancée... officieusement (chut ! faut pas dire) depuis 17 ans et pour mon plus grand bonheur à un homme et un père tout simplement exceptionnels de charme, d'intelligence et de délicatesse (et j'ai rien à me faire pardonner).

Et après ce beau moment d'émotion, voici comme il se doit le moment tant attendu des désignations pour reprendre le flambeau de cet incroyable quizz, j'ai nommé Alisabel, Flo, Shalima, et deux nouvelles lectrices que j'apprécie beaucoup, Claude et Cath.


*Mais j'aurais tout autant pu vous confesser que :

-Je fais admirablement bien la voix de l'exorciste, même que tout le monde se taille en courant !

-J'ai les dents de la chance... et de la chance tout court (pourvu que ça dure, je touche du bois!)

-Tiens, je suis superstitieuse comme pas deux, je touche du bois à tire-larigot, je ne rentre jamais dans une bagnole sans croiser les doigts, je ne monte pas en avion avant d'avoir prié longuement dans les toilettes de la salle d'embarquement (une prière bien à moi je précise, les communautés religieuses, très peu pour moi).

-J'ai des pieds magnifiques et pour qu'autrui puisse profiter un maximum de ce qui est, faut bien le dire, un ravissement pour les yeux, je porte des tongs, 6 mois de l'année !

-J'ai une voix de baronne, ah ah ah, c'est vrai en plus, les gens me regardent toujours avec des yeux comme des soucoupes, il parait que je parle bizarrement... Pufff, un monde de fous j'vous l'dis moi.

Mimie in Vivo

Bienvenue dans le cyberlaboratoire d'une femme au foyer, espèce en voie de mutation sous nos latitudes...

Tous azimuts et de préférence à contre-courant, je règle mon microscope et distille le bouillon de culture de mes humeurs au gré de l'actualité.

J'affectionne particulièrement les virgules, les points-virgules, les parenthèses, les tirets et tout ce qui complique les choses ou les enrichit, c'est selon.

Créé en janvier 2006, in Vivo, c'est à ce jour 250 précipités, 170 000 visiteurs, 500 cobayes jour et 2600 réactions. Merci de votre fidélité !



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21/05/08 - Le Forum des Femmes au Foyer fait peau neuve. Une nouveau portail tout beau tout neuf à découvrir sans tarder, à la même adresse femmaufoyer.net

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