Dimanche 30 mars 2008

Du Rubik's Cube à la chute du mur de Berlin en passant par les Ewing, les Verts, le Blaireau, la Madonne, la Swatch, la 103 SP, mais aussi - moins drôle - le Sida, les Restos du Coeur, sur fond de New Wave, funk et autres variétés très variétosh, évidemment... Un montage bien sympa déniché chez
Embruns. Oui, la blogosphère se délitant quelque peu, on en revient immanquablement aux valeurs sûres.

Nostalgique moi ? Possible. Possible que le mail d'une de mes meilleures amies d'enfance retrouvée sur les Copains d'Avant (c'est incroyable ce truc, fascinant) ait tourneboulé ma solide tête et eu raison de mon p'tit coeur sauvage.

L'occasion, quoi qu'il en soit, de constater combien la machine du consumérisme, du libéralisme et de la mondialisation s'est emballée depuis les gentilles prémices des années 80, où les produits-phares se comptent sur quatre mains, les stars sur trois, les tubes sur deux, les séries américaines sur une et les chaînes de télé sur trois doigts ! Nom de dieu, et quelle insouciance surtout, quel enthousiasme aussi. On a franchement du mal à se convaincre après ça qu'on n'est pas rendus au bout du bout d'un système, non ?

Enfin, restons légers... Moi j'ai reconnu au vol mes baskets montantes trois bandes Adidas Americana (Chapeau à Tata Youki pour sa mémoire infaillible !), ma Ciao tunée, mon espiègle Candy, mon Daho tout minet, ma super trash Cindy Lauper, mes Simple Minds... simply, et vous ?



Samedi 15 mars 2008

Pas l'temps de bloguer en ce moment, recevez toutes mes excuses.

Je n'ai plus de femme de ménage or j'aime la propreté que dis-je l'immaculée habitation (pas conception hein, houlà).

J'enchaîne les créations de site Internet, en exemplaire chargée de communication de l'association de danse de la commune (où je danse pour de vrai par dessus le marché et prépare le monumental Gala annuel) et pour une boîte d'édition de jeux de société.

Je jardine et me lézarde au soleil dès qu'il y a un rayon ou à défaut, bricole et imagine les aménagements et travaux à venir dans la maison ou comment ruiner ladite immaculée organisation.

Je découvre Serge Brussolo (génial), je lis les derniers Patricia Cornwell (pas mal), une autre Mac Donald du même prénom (bof), et le premier Kitty Sewell (vaut le détour) au rayon chair de poule, j'ai dans ma pile à lire un best-seller suédois très sérieux, les Netocrates, tiens tiens...

Je bouffe du Nouvelle Star tous les jeudi et j'en r'demande (j'adore Jules bien entendu, enfin mes oreilles adorent, pour le reste, je préfère Sinclair et le petit côté Darroussin de l'attendrissant Philippe Manoeuvre, vous avez remarqué ?)

J'attends la bombe Julie Ferrier qui fait son show dans quelques jours au bled du coin et puis, circonstances obligent, mais oui !, je vais voter demain... à gauche évidemment faut-il le préciser. A babord toute ! Pas de grandes illusions, ici c'est un peu le Neuilly breton, le Neuilly-sur-Vilaine, si ça existe ! enfin pas si sûr... espoir espoir qui sait... (et non pas espérance comme on le martèle à l'envi à droite, c'est un truc de curé l'espérance, non ?)

Qui a dit que la femme au foyer rongeait son frein dans l'oisiveté et le désespoir (pas la désespérance hein, cqfd) ? Des gens bien ignorants... ou en mal d'individualité et d'énergie pour raisonner autrement et vivre, tout simplement, comme je l'écrivais l'autre jour à une lectrice fort sympathique ou semblais l'apprendre à la journaliste-casteuse d'un reality show trop bien connu à la sempiternelle recherche de desperate housewives au bout du rouleau.

Toujours la même rengaine quoi, "Travailler plus pour que dalle", ni rémunération, ni reconnaissance professionnelle... Et en tirer satisfaction et plus... Ce n'est pas si difficile à comprendre et si d'aucun pense que c'est du luxe, je ne lui donnerai pas tort !


Je vous embrasse et ne vous oublie pas, noooo nooo no !


Lundi 25 février 2008
Pendant que Nicolas Sarkozy, 54 ans, Président de la République Française, fait sa "caille-ra" au Salon de l'Agriculture, condamné qu'il semble à devoir jouer en boucle et jusqu'à la fin des temps un énième épisode d'une calamiteuse série B de l'arroseur arrosé...

... Marion Cotillard, 32 ans, comédienne surgie de nulle part ou presque, remporte à Hollywood, devant une salle comble de Stars, l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de composition mimétique de la grande Edith Piaf dans la Môme d'Olivier Dahan.

Cette même Marion Cotillard, jeune artiste de cinéma et simple citoyenne française de son état, qui aligne des "thank you so much" dans un anglais impeccable et un numéro digne de l'Actors Studio, sans jamais y perdre sa "French touch", le tout sous le coup d'une émotion que l'on imagine immensément glaçante.

Est-il nécessaire d'en dire plus ? CQFD.

C'est ce qui s'appelle prendre la mesure de son rôle... ou pas !


Jeudi 21 février 2008

jury-nouvellestar.jpg
Bien sûr, tout le monde savait que les producteurs de la Nouvelle Star me devaient une fière chandelle pour le pilonnage blogosphérique généreusement orchestré la saison passée autour de The Phenomenon Julien Doré; pas moins de dix billets sur le nouveau dandy-punk français, qui sait se faire attendre n'est-ce pas ?

Mais franchement, programmer la reprise de mon émission d'entertainment préférée un 21 février qui, nul ne peut l'ignorer non plus, a vu naître il y a quelque 36 ans du côté de Paimpol et ses légendaires falaises, la reine du Buzz musico-baltardien aka Mimie in Vivo, là c'est trop d'honneur, fallait pas...

D'autant que comme le lapin du chapeau, c'est un nouveau jury qui sortira ce soir du gâteau cathodique de Mimie, et je peux vous dire que mes amis les producteurs de la Nouvelle Star, dans leur grande magnanimité, n'ont pas mégoté sur la sélection.

Un quatuor de folie savamment recomposé autour de l'indéboulonnable et indispensable André Manoukian, qui se voit donc flanqué de la pétulante Lio (laquelle à l'instar d'une Arielle Dombasle, cultive l'art et la manière de tromper son monde, une Zazie à l'envers quoi, moi j'adore), du génialissime Sinclair (le seul artiste avec Björk dont je possède tous les albums, une tuerie, l'oreille absolue ou pas loin) et de l'Enfant du Rock, Philippe Manoeuvr
e, lunettes noires et ton cash de rigueur!

On m'aurait consultée que j'aurais pas dit mieux.

Non sincèrement, c'est trop trop d'honneur, fallait pas...


Dimanche 17 février 2008

Hervé Jaouen est un écrivain épatant, un des grands maîtres du roman noir français.

Il est un de mes auteurs préférés.... Le quai de la Fosse, Prix du Suspense, Hôpital Souterrain, Grand Prix de littérature policière, Le Fossé, roman-lettre poignant et inoubliable... Et pourtant pas assez reconnu, à mon goût.

Oui, c'est un breton. Qui fait la fierté de son cheptel d'admirateurs du far Ouest, ce dont je suis et d'où je suis et où je vis.

Oui, c'est un homme délicieux de réputation, une sorte de gentleman-farmer au raffinement extrême et à la compagnie exquise dit-on, passionné de pêche à la mouche, de chasse à la bécasse, épris de la verte Eirin et de tout ce que la Terre porte de ressources délectables. Autant de dispositions à la contemplation et la jouissance de tous les instants qui ne gâchent rien au tableau de cet auteur à la fois prolifique et complet, d'une culture aussi impressionnante qu'elle est distillée avec parcimonie.

Au milieu de ses contemporains, on pourrait lui prêter des airs de Fred Vargas question science... et scénario, la brillance d'une plume précise et légère, non dénuée humour, d'un Didier Daeninckx, mais s'agissant des deux talents réunis, je ne vois guère (à la lumière de ma certes modeste culture littéraire) qu'un Patrick Cauvin pour rivaliser sur le front des auteurs doués de diversité.

H_Jaouen.jpgHervé Jaouen

Comme Patrick Cauvin, Hervé Jaouen est un romancier qui écrit plus vite que ses lecteurs ne lisent, plusieurs oeuvres par an pour ce dernier et à moins de ne se nourrir que de Jaouen, ce qui n'est pas forcément déplaisant - l'oeuvre monumentale de ce jeune sexagénaire est à multiples tiroirs - j'en suis encore à déguster le cru millésimé 2006.

Autant vous dire qu'il est du meilleur tonneau. Le Testament des McGovern est un pur nectar de thriller jaouénique bardé de celtitude. Tantôt rond et subtil, tantôt rigoureux et corsé, je ne vous dirais rien de ce flacon vidé en cinq sec jusqu'à la lie, inutile d'en déflorer l'intrigue, Hervé Jaouen est un maître de chai mention vendange à suspense qui n'a d'autre ambition que de régaler ses lecteurs. Prenant et haletant, impeccable et efficace, comme toujours.

Et comme toujours, une galerie de personnages impulsifs, un peu naïfs et assoiffés de vie, dessinée avec bienveillance et dans un but ouvertement jubilatoire - chacun se comporte comme on s'attend qu'il le fasse, quel pied ! - par un chantre de l'hédonisme, ce naturel de vivre passablement écorné aujourd'hui par nos sociétés matérialistes et hypocondriaques.

Dans Le Testament des McGovern, on se baffre de barbue, de langouste, de turbot, arrosés de Quincy, de champagne rosé, on se pinte à la Guinness, au Whiskey (Bushmills, Talisker, Middleton Very Rare 25 ans d'âge), et l'on disserte sur le sens des choses et croque l'instant présent, au beau milieu de "l'éternité irlandaise, et au diable Vauvert !

Allez, vous prendrez bien un tranche de Jaouen en passant ?

Morceaux choisis, à la volée :


"Les idées reçues, mon cher Gwendal, ce sont les charentaises de l'esprit. Très confortables."

"Embrasser un paysage, c'est comme voir double ou triple ou quadruple, et refermer les bras sur le vide, sur une image et non pas l'objet du désir."

"Aussi, du sablier inépuisable de l'éternité irlandaise découle un adage de tous les instants, que j'aprrécierais bientôt : à quoi bon se presser puisque, du temps, il y en aura pour tout le monde, et toujours plus qu'il n'en faut."

"Le syndrome irlandais, Gwen. Ici, il n'y a que la minute présente qui compte. Celle d'avant, c'est déjà du passé, et celle d'après, un futur dont tout le monde se fout parce qu'on n'y peut rien.
- Une chouette philosophie.
- Oui et non. Certains te diraient que vivre dans le présent et croquer la vie par tous les bouts, c'est une façon de peindre le tableau noir en rose bonbon. D'effacer l'angoisse de l'avenir, si tu préfères."

"On dit que connaître une femme, c'est les connaître toutes, et qu'en connaître beaucoup, c'est n'en connaître aucune."


"La beauté ne se traduit pas en chiffres. On ne regarde pas un tableau en pensant à sa valeur, ou bien alors on ne mérite pas de la posséder."

"Tu sais pourquoi les Irlandais ne portent jamais d'imperméable ? Parce qu'on a l'air ridicule, en imperméable, quand le soleil est revenu."

"Alors, aujourd'hui il m'est facile de conclure que mes angoisses étaient prémonitoires de la tragédie que nous concoctait Cromm Cruach, cette idole des Magauran couverte d'or et d'argent, dans la noirceur de son antre sous les pierres dressées de la plaine de Prostration où son esprit cruel veillait à notre destin depuis la nuit des temps. Je n'échappe pas à ce travers humain : dans le désarroi du malheur, l'homme accuse toujours les dieux..."


"Quelle est la différence entre un croyant et un bigot ? A l'église, le bigot pense à la pêche, tandis qu'à la pêche le croyant pense à Dieu. La pêche est une philosophie, mon cher Gwendal."

"ça compte aussi. On ne peut pas tout avoir : bonheur passé, présent et à venir...
- Donc à ton avis, à la naissance le bon Dieu nous ouvrirait à chacun une sorte de compte d'épargne rempli de bonheur... Si on tape trop vite dedans, à un moment donné on est condamné à se serrer la ceinture ?"


"C'est après que le contraire de rien s'est déglingué : tout. Oui, tout s'est déconstruit, tout s'est démantibulé, tout s'est déglingué, exactement comme un bon vieux réveil bien costaud  qu'un jour d'ennui - souvenir d'enfance... - il vous prend l'idée de démonter, pour voir ce qu'il a dans le ventre."

testament-mcgovern.jpgPrix des Grands Espaces 2007

Jeudi 7 février 2008

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Deux ans que nous nous lamentions d'une cheminée qui refoule du bec et pour cause, et bien que sympathique à première vue, cette trouée de briques échafaudée à la va-vite et conçue en dépit des règles de l'art n'avait de cheminée que le nom.

Deux ans que nous nous escrimions à expérimenter des stratégies d'ouverture-fermeture de portes, de réglage de VMC et autres tactiques aérodynamiques, à édifier des foyers-postiches de fortune et provoquer la magie de l'aspiration.

Peines perdues pour enrayer la pluie de cendres et les effluves récalcitrantes de vieille auberge !

Le verdict était définitif : cheminée hors d'usage reléguée au banc des âtres décoratifs, et la famille in Vivo rongeant son frein...

Jusqu'au jour où la décision fut prise de tout péter.

Mister in Vivo s'apprêtait ainsi à enflammer la mèche du bâton de dynamite quand un duo de maçons très déterminé vint sonner à la porte et dans son sillage,  un homme de l'art - oui maintenant nous savons que la cheminée est un Art - fichtrement inspiré.

Mister in Vivo décréta alors qu'il avait piscine, une initiative fort opportune que nous accueillimes avec force soulagement.

C'est ainsi que par le plus grand des hasards, 8 jours après et 40 litres de Cif multi-usages un-bouchon-pour-5-litres plus tard, nous nous retrouvâmes avec, en lieu et place d'une cheminée d'opérette, un spécimen flambant neuf qui déchire sa race, la Rolls des cheminées siouplait, à faire pâlir le plus sarkozien des amateurs de cheminée, j'ai nommé NOTRE cheminée.

Oui, je tairai la griffe, vous avez compris, j'ai un contrat d'exclusivité avec Cif, le mentor de la ménagère, que je remercie chaleureusement et d'ores et déjà en prévision de la semaine prochaine n'est-ce pas, placée sous le signe de la ? ... Peinture ! Mais oui c'est ça !

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Dimanche 3 février 2008

... dans ma vitalité blogosphérique, toutes mes excuses.

J'ai toujours un peu de mal avec cette fichue saison d'hiver qui s'étire jusqu'on ne sait où et m'épuise. Trop peu de lumière. J'ai beau être bretonne de naissance et dans l'âme, née au mois de février, je n'en reste pas moins méditerranéenne de chair et de peau.

J'veux du soleil !

Et ne récolte que des poussières... de brique et de plâtre. Ah ! Notre grande pièce à vivre est en travaux, je sais, c'est pour le meilleur, mais tout ce remue-ménage est une épreuve pour moi, qui puise son énergie et sa raison de vivre dans la recherche sans relâche d'une symbiose à vocation simplificatrice entre le chez-soi et le moi profond.

C'est pompeux, pardon, mais tellement difficile à traduire en mots, Cherry Plum et Aspen du Bio-blog le font beaucoup mieux que moi du reste, disons toutefois qu'il pourrait s'agir, grosso modo, d'une forte aspiration à l'essentiel et la simplicité dans un confort optimal et un environnement matériel harmonieux à l'oeil, oui mon oeil est impitoyable, vous savez ces deux bougeoirs à dix heures dix et non à dix heures quinze - tiens, ma femme de ménage vient de me plaquer, aurait-elle eu peur ?

Bref, me voilà avec mes deux chérubins le nez dans la poussière, les yeux dans les rideaux de polyane qui jonchent mon espace de respiration et de mouvement, mister in Vivo étant par ailleurs occupé à refermer la grande boucle de ses multiples et inéluctables déplacements hivernaux, il n'en faut pas plus pour contrarier ma lune en Maison IV et faire vaciller l'équilibre, encore précaire certes, de ce savant algorithme existentiel...

Apprivoiser le temps, accepter la mort, de n'être qu'un rouage de la Nature, déjouer les pièges des croyances, des ambitions et des illusions humaines, libérer son quotidien, se nourrir du Beau, fuir les agendas et les carnets d'adresses "qui dégueulent", "prêter attention" comme dirait Aspen (décidément leurs derniers écrits tombent à pic), trouver son propre sens à ce bref passage sur terre, vivre sa vie tout simplement comme on l'entend, être heureuse parfois et plus si affinités...

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Dans l'immédiat, c'est à chasser la mauvaise énergie, la flèche du Char diraient les tenants du Feng Shui, qu'il faut que je m'attèle, afin de restaurer l'ordre de mes choses ainsi perturbé et retrouver un peu d'entrain et de sérénité, rétablir la circulation du Chi dans mon foyer et par ricochet dans ma tête, qui me font l'effet d'un carreau barbouillé sous les rayons d'un soleil rasant. Beurk !



Mercredi 23 janvier 2008

... Et la polémique fait rage concernant la riche idée du ministre Xavier Darcos, à 50 jours du premier tour des Municipales, d'expérimenter dans la précipitation et la confusion la plus totale le service minimum, à savoir l'accueil des enfants du primaire (maternelle et élémentaire) par des agents municipaux, moyennant le versement aux communes volontaires des retenues sur salaires de ces feignasses de professeurs des écoles qui auraient le mauvais goût de se plaindre des conditions d'enseignement et de se battre pour la qualité survie de l'école publique, sans se préoccuper du sort de tous ces bambins dont les parents, qui travaillent dur eux, ne savent que faire (oui, c'est bien connu, les enseignants n'ont pas d'enfant eux-mêmes).

Remarquez, si c'était un test pour se rendre compte à quel point l'école en tant qu'Institution chargée des apprentissages s'est convertie dans la tête des gens en un vaste service à coût réduit d'éducation à tous les étages et de garderie non-stop, c'est réussi, même si on le savait déjà.

xavier-darcos.jpgXavier Darcos, crédit photo : Nicolas Tavernier/REA

Vous avez compris, le service minimum à la Darcos, je suis CONTRE, oh pas par anti-sarkozysme primaire ou parce que c'est Xavier Darcos - bien qu'on eût pu attendre de ce dernier une certaine modération des propos de son grand chef quant au privilège des curés dans la transmission des notions de bien et de mal et leur supériorité charismatique et sacerdotale sur l'instituteur - non, tout simplement parce que je suis POUR l'école publique, respectueuse de sa mission et que cette mesure la dessert en plus d'être une provocation.

Non pas tant d'ailleurs pour le côté "brise-grève" - le service minimum existe de fait dans la plupart des écoles où les directeurs font tout leur possible (et sous la pression de parents toujours plus autoritaires mais curieusement toujours moins soucieux du contenu des enseignements) pour assurer l'accueil des enfants sans autre choix, diffuser l'information au plus tôt et éviter le "qu'en dira-t-on" - que pour les questions pratiques et le problème de responsabilité que pose la substitution des personnels compétents par des gens, certes récrutés de préférence dans la sphère sociale, mais pas strictement compétents.

S'occuper toute une journée de jeunes enfants voire de tout-petits (genre Très Petite Section) au sein d'une structure pas forcément familière ne s'improvise guère. Selon Xavier Darcos, une étude montrerait que 72% des parents sont favorables au service minimum mais je crains qu'on n'ait pas posé la question de la bonne manière : Seraient-ils aussi d'accord alors pour un service minimum à la RATP assuré par des conducteurs non qualifiés ?

Que ce soit clair néanmoins, ce n'est pas l'idée d'un service minimum que je trouve choquante (j'ai bien conscience que ce sont toujours les mêmes qui trinquent au final, les familles les plus modestes), c'est la manière dont celui-ci a été décrété et organisé à la va-vite, en se fichant encore une fois de ce que notre République a de plus cher, l'école de Jules Ferry, qu'elle devrait protéger et consolider plutôt que de brader et de ridiculiser sans cesse, accordant ainsi toujours plus de crédit à cette politique d'opinion nourrie d'individualisme exacerbé au mépris des solidarités et des droits, des héritages fondamentaux de notre société.

Avant de pester contre la grève, ne ferait-on pas mieux de penser aux conditions de travail de nos enfants à la rentrée prochaine dans une école devant faire face à une nouvelle suppression de classe, de poste(s) d'ATSEM et toujours ces sempiternels soucis de remplacement du personnel manquant et d'encadrement personnalisé des enfants handicapés et des gamins en détresse psychologique...

Je propose à Xavier Darcos d'en faire autant, à savoir de remettre à plus tard et d'examiner avec un peu plus de sérieux son cher "service minimum" pour se consacrer comme il se doit à l'impérieuse et traditionnelle mission du mois de janvier dans l'Education Nationale, à savoir l'allocation des postes et la répartition des élèves ! Merci pour eux.

Samedi 19 janvier 2008

Mes chers cobayes, c'est un grand plaisir pour moi de vous annoncer que le laboratoire in Vivo fête aujourd'hui ses deux ans d'existence, deux ans d'expérimentations tous azimuts,  de précipités plus ou moins réussis et de réactions épidermiques et physiologiques parfois explosives.

Partie de rien et sans ambition précise, cette modeste officine aura su tirer profit dans un premier temps de l'essaimage dynamique de l'industrie forumique des femmes au foyer puis de cette confiance accumulée pour voler de ses propres ailes et évoluer tranquillement vers d'autres champs d'expérience, plus éclectiques et plus engagés dirons-nous.

Et si notre petit labo virtuel surfant sur la vague blogosphérique n'aura guère révolutionné la recherche et développement en sciences humaines et politiques l'année passée, nous pouvons toutefois nous féliciter de la forte affluence et de l'intérêt grandissant de la communauté des cobayes et apprentis-sorciers du web 2.0 pour l'activité de notre cyberlaboratoire.

Malgré un projet sans concession, une certaine rigidité chronique à tendance masochiste et un poil bipolaire de son porteur, in Vivo aura su se faire une place et la consolider dans un contexte de frénésie blogosphérique en proie à des turbulences sans précédent : Une citation sur France Inter, une autre dans la presse belge, un passage chez "Chrissine" sur France 3, une participation en finale du Festival de Romans (ici et ), il faudrait être fou pour demander plus !

A l'occasion de ce bi-anniversaire et en bon capitaine, j'ai eu envie de trifouiller les antres de la boîte noire et tenter d'en extraire la substantifique moelle sur cette aventure qui m'échappe autant qu'elle m'absorbe et me passionne.

C'est une mémoire infaillible qui nous renseigne sur tout un tas de choses plus ou moins surprenantes.

On y apprend ainsi que malgré toutes nos élucubrations politiques, ce sont les précipités sur le dandy-punk Julien Doré, la trilogie Millenium de Stieg Larsson, la nouvelle tendance bobo, la fessée dans l'éducation à la française et la mode du porno-chic dans la pub qui ont, si vous me permettez cette familiarité, cassé la baraque (et dans les derniers cas, déçu à n'en point douter la très insondable catégorie des cobayes vicelards en quête de "porno in vivo" et de "femme au foyer déculottée" !).

On y constate encore que les productions expérimentales les plus polémiques ont été celles de l'oxymore des politiques (par ici pour la polémique), de l'allaitement maternel (ici ou ) et du délitement marketeux de la blogosphère quand celles portant sur le glas Royal, les débats plaqué toc, la Bayrou's touch, le vote perso ou encore le vote utile (ici et ) durant la course à l'Elysée ont généré le plus de réactions de votre part.

Et d'ailleurs que serait le Docteur in Vivo sans vous autres cobayes dévoués pour tester et faire écho à ses vaticinations ? Bien peu de chose, et je vous en suis reconnaissante.

Je remets ainsi la palme des cobayes les plus résistants, fidèles au poste depuis la première heure (frappés du syndrome de Stockholm ?), à Flo, Minimoi, Valy, Tic@, Alisabel et Shalima, une belle brochette féminine à laquelle il convient d'ajouter les noms de Marcus, Frédéric, Denis, des regrettées Cath, victime d'une overdose, Dom et Manou, d'un choc allergique et Mini-Bulles, portée disparue, au rang des plus assidus et coopératifs !

Je leur tire mon chapeau et les remercie chaleureusement de même que, et dans l'ordre de présentation aux portes du labo in Vivo (et sous réserve d'une participation à plus de trois tests, pardon pour les autres et si j'en oublie) : Zhealy, Sashashem, Damouredo, Asibella, Luna Pat, Zara Whites, Nellooo, Clem, DidierP, Titus, Laurenn, Labosonic, Claude, Zora la rousse, Willy, Héliodore, Patlesarthois, Michel Loubignac, ASF, Lomig, Sylvie, Fred de Mai, Malakine, Romuald, Julie, Blogouny, Cleanette, Ecaterina, Lanini, Amstramgram, Indélocalisable, Sophie Ménart, Julien, Brig, Guess Who, Patapouf, Christèle, Manata et Julou.

A quelques exceptions près, je ne connais ni votre visage, ni le son de votre voix, ni le geste, ni ce qui vous anime dans la vraie vie mais c'est aussi ce que j'aime dans ces laboratoires de la virtualité propices à l'imaginaire, et ne peux qu'encourager tous les visiteurs anonymes réguliers, et je sais qu'ils sont nombreux, à franchir le pas et se faire connaître de nous très prochainement !
 
Je n'ai pas de mots enfin pour dire à tous mes proches, pour la plupart familiers de cet univers parallèle, combien leur soutien indéfectible m'est important...

Alors merci à tous encore et longue vie à cet espace qui nous relie, longue vie à in Vivo !



Jeudi 17 janvier 2008

undefinedHenri Guaino

Depuis deux ans, Nicolas Sarkozy et son  conseiller très spécial Henri Guaino sont politiquement indissociables. Tandis que l'un agit, communique, voyage, négocie, décide, l'autre réfléchit, pense et concocte les grands discours politiques à vocation "sociétale", "civilisationnelle" dirons-nous aujourd'hui puisque le mot nous a été soufflé par le scribe lui-même.

Entré dans la lumière à la faveur de la campagne présidentielle où il prend toute sa place, le moins qu'on puisse dire c'est qu'Henri Guaino, le quinqua d'apparence sobre et posé mais que l'on sait aussi orgueilleux, passionné et intransigeant ne fait pas l'unanimité dans les rangs de l'UMP eu égard notamment à ses convictions étatistes et protectionnistes.

Mais nul ne le consteste à présent, Henri Guaino est bien l'artisan de la victoire électorale de Nicolas Sarkozy et ce dernier, qui s'était fait dire
à l'époque par le premier "tu ne seras jamais élu si tu n'es que libéral, communautariste et atlantiste. Je peux t'aider", le sait mieux que quiconque, qui lui doit une fière chandelle pour avoir su mettre en perspective son projet présidentiel et ratisser large.

La rupture tranquille, le pouvoir d'achat, le projet d'Union Méditérranéenne, Jaurès, Blum et de Gaulle, c'est lui et c'est... banco ! 53%, Nicolas Sarkozy entre à l'Elysée par la grande porte et s'en suit la fameuse ouverture, les doigts dans le nez, pensez, même à gauche on est séduit.

Seulement depuis, les choses ont pris une autre tournure. Nicolas Sarkozy a inauguré en grandes pompes le Sarko-Palace, Henri Guaino a lâché les chevaux, et la collaboration parfaitement maîtrisée, qui faisait belle illusion durant la campagne, a muté par vrilles successives en une cacophonie complètement surréaliste à mes yeux, à tel point qu'on se demande aujourd'hui lequel des deux compères est le faire-valoir de l'autre, le plus imbu de lui-même et son malheureux corollaire, le plus irresponsable ?

Je n'ai jamais caché mon goût prononcé pour les discours et les concepts, et si je n'avais eu ce rejet, cette méfiance vis-à-vis du personnage et du politique Nicolas Sarkozy, j'avoue que les brillantes envolées de celui qu'on appelle "la plume" auraient pu parfois me faire douter sur mes intentions de vote.

Bien m'en a pris, quand je vois les fadaises, les usurpations, les provocations répétées du sieur Guaino depuis la prise de l'Elysée, et la déconnection largement consommée entre les élucubrations de l'un et ce que l'autre donne à voir et le gouvernement de faire tout le contraire ou presque, je suis bien contente de ne pas m'être fait rouler dans la farine. Parce que là, ça dépasse les bornes.

Bon, je vous passe le très douteux discours de Dakar à la jeunesse africaine, la bourrade en règle adressée aux profs de France et de Navarre avec la circulaire Guy Môquet, c'est déjà du vieux hein, pour en arriver à la nouvelle marotte du sieur Guaino, bien rebattue certes, à savoir la politique de civilisation dont j'ai pu me dire sur le moment, oh très bref finalement, "chouette ! enfin du fond et bigrement intéressant !"

Oui, mais c'était sans compter sur l'appropriation très personnelle par le sieur Guaino de la terminologie développée par l'éminent sociologue de la complexité, Edgar Morin, que l'on voit poindre avec l'incantatoire et non moins miséricordieux discours de Riyad prononcé lundi dernier et a posteriori - oui maintenant tout s'éclaire - le discours de Latran au cours de la visite papale avant Noël.

Désormais, nous voilà fixés sur cette mystérieuse politique de civilisation. Il ne fait plus de doute que le sieur Guaino y met moins de la devise républicaine "liberté, égalité, fraternité" et du méta-principe de laïcité que de la religion, prêtant à cette dernière des vertus civilisatrices et civilisationnelles ô combien supérieures. [oui, qui peut croire que c'est Sarkozy qui pense ce qu'il dit, ou qui dit ce qu'il pense... quand il fait ce qu'il fait ! hein, qui ?]


"Dans le fond de chaque civilisation, il y a quelque chose de religieux". "C’est peut-être dans le religieux que ce qu’il y a d’universel dans les civilisations est le plus fort. Ce sont les religions, malgré tous les forfaits qui ont pu être perpétrés en leur nom, qui nous ont les premières appris les principes de la morale universelle, l’idée universelle de la dignité humaine, la valeur universelle de la liberté et de la responsabilité, de l’honnêteté et de la droiture." Voilà un extrait de ce que déclarait Nicolas Sarkozy aux saoudiens dans un discours dédié pour moitié à Dieu avec un grand D, dans toutes les largeurs, quand un mois plus tôt, il affirmait les "racines essentiellement
chrétiennes de la France" (je souligne, c'est là le hic pour moi) et son combat pour une "laïcité positive" (en réaction à une laïcité négative ? Espérons qu'on en sache plus aujourd'hui dans ses voeux aux représentants des cultes).

"Un homme qui croit c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent", déclarait-il encore à Rome, en la Basilique Saint-Jean de Latran, la cerise sur l'hostie étant ce jour-là que
"dans la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance".

Cerise qui m'est resté complètement en travers de la gorge, contrairement à l'hostie que je n'ai jamais pu ni voulu gober, moi, petite-fille et fille d'institutrices de l'école publique laïque dont l'investissement personnel et la conscience professionnelle n'ont rien à envier auxdits "sacrifice" et "charisme" du curé ou du pasteur, moi, agnostique à tendance athée, non baptisée, n'ayant reçu aucune instruction religieuse et pour autant, ne me considérant certainement pas moins morale ni spirituelle qu'un "bon chrétien", bien au contraire.

Je remercie mes parents d'avoir respecté ma liberté spirituelle, de ne pas m'avoir soumise enfant à ce qui relève d'un choix d'adulte, et avoir eu confiance en eux autant que dans les capacités de l'école à instruire moralement et civiquement les enfants de la République, qui est aussi son devoir, un devoir dont elle ne peut ni ne doit se décharger au profit des institutions religieuses.


Si vous voulez mon avis, on est mal barrés avec cette foutue politique de civilisation, et vous savez quoi ? A choisir entre le Sarko-Palace et le Guaino-Spirit, je crois que je préfère encore le bling-bling au ding-dong !


Pour les amateurs de discours :
Verbatim du Discours de Latran
Verbatim du Discours de Riyad

Mardi 15 janvier 2008

Parce qu'ici et maintenant, c'est bottes et cirée de rigueur !

Parce que je déteste la cohue, le désordre frénétique et l'incivilité qui va avec.

Parce que les grands airs de la vendeuse et l'indifférence registre surbooké de son patron en temps de soldes me révulsent.


Parce que j'ai déjà tout ce qu'il me faut pour l'hiver et ne rêve que d'une chose... qui ne s'achète pas : le printemps et ressortir mes tongs aussi !

Parce que je ne fais pas ni du 36 ni du 44, et que je chausse du 38 et demi !

Parce que je me fous des marques, je n'achète que ce qui me plaît, parfois des marques, souvent pas.

Parce que je ne crois guère à la bonne affaire. Primo, je suis nulle en affaire, et des bonnes affaires dans un monde régi par des marges et des méthodes de production qu'il faut taire, s'il y en avait, ça se saurait...


Parce que je ne supporte pas de tomber sur un article outrageusement démarqué que j'ai raqué plein pot !

Parce que la meilleure manière de ne pas trouver ce que l'on cherche, c'est de le vouloir absolument, là et tout de suite.


Parce que je ne voudrais surtout pas donner un signal positif à l'idée saugrenue de madame Lagarde d'instaurer un système de soldes permanents.

soldes-lagarde.jpgChristine Lagarde - Copyright Reuters - Benoit Tessier

Parce que c'est dégueulasse de faire croire aux classes moyennes et pauvres que les soldes, je cite, "redonnent du pouvoir d'achat".

Parce que je ne rêve pas d'une société du tout discount mais de diversité, où le petit commerce et l'activité de création ont encore leur place.

Parce que ce n'est pas en appelant à la consommation des ménages qu'on ira chercher des points de croissance, mais en opérant les mutations nécessaires des spécialisations de l'économie française.

Parce qu'il y en a marre de cette bulle émotionnelle qui nous dicte un jour la surconsommation et l'autre la charité, quand il suffirait à chacun d'acheter mieux et responsable.

Parce que la politique de civilisation devrait commencer par soutenir l'acte de consommation comme un acte politique majeur...


Lundi 14 janvier 2008

La famille in vivo a pour projet de rafraîchir la pièce bureau, celle d'où je vous écris, d'où je vous lis, qui fait office de chambre d'appoint et disons-le de joyeux fourtout en son annexe baptisée "arrière-bureau", accumulation de vieilleries en équilibre précaire et d'une charretée de documents en tous genres qui pourraient-servir-on-sait-jamais.

Etant très peu portés sur le bricolage, qui se résume pour ma part à planter un crochet par-ci par-là ou recoudre un bouton dans l'urgence (si, c'est du bricolage) et pour mister in Vivo, à quelques menus travaux estivaux, investissant toute sa confiance les dix mois restants dans l'homme de l'art, préférant jouir de son pré-carré récréatif n'est-ce pas, c'est donc sans réflexion préalable ni concertation au sommet que nous avons remis l'avenir de notre "cher espace du temps de cerveau non disponible" dans les mains des artisans, nous félicitant par avance de réinjecter ainsi le fruit du dur labeur de môssieur dans le circuit économique le plus noble. Riche devrais-je dire ? Bon dieu, 15 000 euros ! Qui dit mieux ?

travaux-peinture.jpg
C'est ça, je confirme, c'est le montant TTC inscrit en bas de la page du troisième feuillet du devis détaillé en trois postes de peinture, d'électricité et de menuiseries que j'ai découvert avec stupeur, non sans un rire étouffé, cet après-midi lors de mon entreprise de décachetage soigneux du courrier de... 4 jours, 5 ? (autant je lis mes mails plusieurs fois par jour, autant la boîte métallique semble être le défouloir de toutes mes pulsions procrastinatrices)

15 000 euros donc, pour abattre une cloison, installer deux prises, changer un radiateur, poser du Bolon, un coin rangement, donner un coup de peinture dans 26 m² habitable et j'oubliais... faire place nette ! 10% du montant tout de même que l'évacuation des déchets et le coup de balai ! Ces garçons-là ne lésinent pas avec la propreté et les exigences hygiéniques de la maîtresse de maison à l'air renfrogné, je savais que j'avais été lourde là-dessus mais pas autant qu'eux... A leur décharge, on dira que tous les matériaux sont de qualité, relative... Avouez quand même que 5000 euros pour un ensemble dressing en mélaminé d'un mètre carré et demi, ça fait cher la prestation du "service créatif" aussi ingénieux soit-il pour exploiter toutes les verticalités, à moins que le mélaminé ait connu le même sort que le baril de brut pendant notre cure de Tuborg au Danemark ce dont je doute. Oui, dans cette envolée j'omettais de vous dire, ça fait aussi deux mois qu'on attendait ledit devis !

Si c'est pas du métier d'avenir ça, je ne m'y connais pas ! On aura toujours besoin de démolir, construire, agencer, décorer nos maisons. Il y aura toujours des gens hermétiques au raccord de plâtre, à la reprise de plinthe, l'enduisage et autre ragréage... De là à se faire pigeonner dans les grandes largeurs, il faudrait pas pousser mémé dans les orties !

Dimanche 13 janvier 2008

Ohé, vous êtes là ?

En ce début d'année et alors que je fête mes deux ans de blogging dans quelques jours, je me pose des questions sur ce blog qui nous relie...

Parmi celles-ci : pourquoi je m'auto-censure ?

Pourquoi je m'empêche d'écrire des notes spontanées, sur le vif, sur l'instant, sans me relire, sans me préoccuper du style, des fautes d'orthographe, des excès, de la moralité, sans me soucier de quoi que ce soit ? Pourquoi je ne me laisse pas aller un bon coup ? Comment faire sauter le candenas de cette rigueur intellectuelle, cette obsession formelle et théorique qui me pèsent parfois, souvent ? Potentiellement, j'aurais tant à dire, j'aurais tous les jours ou presque une idée à écrire, à communiquer, à partager, et pourquoi je ne le fais pas ?

J'aimerais faire évoluer ce blog vers quelque chose de plus instinctif, de plus "In Vivo" en somme. C'est un comble quand même que ce hiatus entre la marque et le produit, entre l'intention et l'action,  on dirait du Henri Guaino et Nicolas Sarkozy n'est-ce pas, sauf que moi je suis seule... Et j'échoue lamentablement à le faire, je n'arrive pas à opérer les mutations que je désirerais pour ce carnet public, MON carnet public qui me tient tant à coeur.


C'est la question du dimanche, alors pourquoi je m'auto-censure ?

NB : cette note ne m'a pris que 5 minutes, c'est inédit, et encore je n'ai pas résisté à la tentation de relire et corriger par-ci par-là... deux fautes de frappe ! Misère.

Jeudi 10 janvier 2008

Patrie du célèbre conteur Anderson - dont les danois sont si fiers - oblige...



Il était une fois une blog-trotteuse et son homme, bretons de leur état, rompus aux vents de nord-ouest et aux matins-crachins, qui avaient la particularité de rechercher autant la canicule des latitudes équatoriales que la rigueur des contrées boréales.

C'est ainsi qu'ils s'étaient mis en tête de visiter chaque année au mois de janvier une capitale scandinave.

Stockholm, la bien-nommée Venise du Nord, se trouva la première de leur choix. Conquis par l'architecture et la chaleur des intérieurs mais pour le moins frustrés de l'austérité et de la réserve de ses hôtes, notre couple de gaulois à l'humeur joyeuse et liante décida l'année suivante de jeter son dévolu sur la patrie du frère ennemi, le Danemark, en s'envolant pour Copenhague, autrement et si justement baptisée la Barcelone du Nord.

Au demeurant, et selon l'expression d'usage, ils ne furent point déçus du voyage.

Le contraste s'avéra si fort et si prompt qu'ils en sont encore comme deux ronds de flan.

Débarquant un bel après-midi de la Saint Sylvestre par un train de banlieue qui convoyait un flot de jeunes passagers bigrement désinhibés sous l'effet de maître Tuborg brandi de mains en mains, nos deux compères d'obédience celtique se virent embarqués sans résistance dans le tourbillon des festivités danoises pour n'en ressortir qu'au beau milieu de la nuit sous les explosions pyrotechniques, les éclats de rire, de verre et les sirènes aussi.

Théâtre d'un réveillon cosmopolite et furieusement déjanté, Copenhague l'extravagante, l'insoumise, semblait avoir tout donné pour mieux laisser place les jours suivants à son autre moi, dans le plus pur style scandinave, un visage de bien-vivre, éloge de la lenteur, du respect, de la disponibilité et du raffinement, la matrice d'une vraie politique de civilisation en somme... mais là l'auteur s'égare.

La ville, saisie subitement par les frimas et balayée par un vent glacial et la neige et le grésil, il en aura fallu de la volonté, du flair à notre drôle de tandem pour rallier les points stratégiques, honorer le patrimoine sans sacrifier un doigt de pied et satisfaire ses appétits de gourmet sans y laisser l'héritage familial.

Mais ils y réussirent, dans la mesure du possible, et sur le chemin du retour, se félicitèrent grandement de cette revanche sur les plaisirs de la table, désespérément congrus en terre suédoise et quel que fût le poids de la bourse.

Ils se dirent alors que si les meilleurs ennemis suédois et danois partageaient le goût de la peinturlure monumentale, des luminaires design et du lèche-vitrine dopé au café latté, que l'un comme l'autre vous emmènerait au bout du monde si tel est le chemin que vous lui demandiez, ce fût à peu près tout.

L'histoire ne nous dit pas si la blog-trotteuse et son homme étaient dans le vrai. En revanche, l'auteur confie qu'ils projetaient déjà de se rendre l'année prochaine à Oslo pour approfondir la question...



par Mimie in Vivo publié dans : je voyage (aussi)
Mardi 1 janvier 2008

Bons baisers de Copenhague où nous réveillonnons avec mister in Vivo en ce moment même et poursuivons pour quelques jours encore notre visite du port, des jardins, rues piétonnes et autres charmes et réjouissances.

Impossible de vous en dire plus, j'ai écrit ce petit mot avant de partir pour vous souhaiter à tous comme il se doit une très belle année 2008; une année telle que vous la rêvez, remplie de joies, de douceurs et de satisfactions... j'imagine.

Soyez heureux, en bonne santé et plein de projets !

Je vous embrasse.

A très vite pour vous conter ce séjour au pays de la Petite Sirène.


tivoli2.jpgLes jardins de Tivoli, Copenhague

Mimie in Vivo

Bienvenue dans le cyberlaboratoire d'une femme au foyer, espèce en voie de mutation sous nos latitudes...

Tous azimuts et de préférence à contre-courant, je règle mon microscope et distille le bouillon de culture de mes humeurs au gré de l'actualité.

J'affectionne particulièrement les virgules, les points-virgules, les parenthèses, les tirets et tout ce qui complique les choses ou les enrichit, c'est selon.

Créé en janvier 2006, in Vivo, c'est à ce jour 250 précipités, 170 000 visiteurs, 500 cobayes jour et 2600 réactions. Merci de votre fidélité !



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