... dans ma vitalité blogosphérique, toutes mes excuses.
J'ai toujours un peu de mal avec cette fichue saison d'hiver qui s'étire jusqu'on ne sait où et m'épuise. Trop peu de lumière. J'ai beau être bretonne de naissance et dans l'âme, née au mois de février, je n'en reste pas moins méditerranéenne de chair et de peau.
J'veux du soleil !
Et ne récolte que des poussières... de brique et de plâtre. Ah ! Notre grande pièce à vivre est en travaux, je sais, c'est pour le meilleur, mais tout ce remue-ménage est une épreuve pour moi, qui puise son énergie et sa raison de vivre dans la recherche sans relâche d'une symbiose à vocation simplificatrice entre le chez-soi et le moi profond.
C'est pompeux, pardon, mais tellement difficile à traduire en mots, Cherry Plum et Aspen du Bio-blog le font beaucoup mieux que moi du reste, disons toutefois qu'il pourrait s'agir, grosso modo, d'une forte aspiration à l'essentiel et la simplicité dans un confort optimal et un environnement matériel harmonieux à l'oeil, oui mon oeil est impitoyable, vous savez ces deux bougeoirs à dix heures dix et non à dix heures quinze - tiens, ma femme de ménage vient de me plaquer, aurait-elle eu peur ?
Bref, me voilà avec mes deux chérubins le nez dans la poussière, les yeux dans les rideaux de polyane qui jonchent mon espace de respiration et de mouvement, mister in Vivo étant par ailleurs occupé à refermer la grande boucle de ses multiples et inéluctables déplacements hivernaux, il n'en faut pas plus pour contrarier ma lune en Maison IV et faire vaciller l'équilibre, encore précaire certes, de ce savant algorithme existentiel...
Apprivoiser le temps, accepter la mort, de n'être qu'un rouage de la Nature, déjouer les pièges des croyances, des ambitions et des illusions humaines, libérer son quotidien, se nourrir du Beau, fuir les agendas et les carnets d'adresses "qui dégueulent", "prêter attention" comme dirait Aspen (décidément leurs derniers écrits tombent à pic), trouver son propre sens à ce bref passage sur terre, vivre sa vie tout simplement comme on l'entend, être heureuse parfois et plus si affinités...
Dans l'immédiat, c'est à chasser la mauvaise énergie, la flèche du Char diraient les tenants du Feng Shui, qu'il faut que je m'attèle, afin de restaurer l'ordre de mes choses ainsi perturbé et retrouver un peu d'entrain et de sérénité, rétablir la circulation du Chi dans mon foyer et par ricochet dans ma tête, qui me font l'effet d'un carreau barbouillé sous les rayons d'un soleil rasant. Beurk !
