S'il fallait n'en garder qu'une de cette nouvelle scène française "pop-rock" dira-t-on, mon choix se porterait à l'évidence sur Camille, l'étrange et sensuelle Camille, l'inclassable et ambitieuse Camille, l'insoumise et louftingue Camille.
Vous qui suivez le fil (facile) de mes confidences blogosphériques ne serez probablement pas surpris (et je ne parle pas du papier élogieux griffonné en des temps déjà reculés), car je présente effectivement tous les facteurs-clés d'une adhésion réussie à la révolution Camille : une Björkitude revendiquée, une oreille bionique (qu'on qualifiera d'exigente ou d'hautement tolérante, c'est selon), cette oreille particulièrement friande d'expérimentations vocales et sonores, et enfin une préférence affichée pour les entertainers touche-à-tout furieusement habités, de cette race d'artistes qu'on appelle de Music-Hall.
Et ce n'est donc pas une coïncidence si Camille nous revient, guérie de sa Douleur, avec un album intitulé malicieusement Music Hole, en français trou musical, à la fois comme un retour aux sources originelles - la voix, les choeurs, les percussions - et un creuset hétéroclite fusionnant les genres et bravant les codes, sans jamais se prendre au sérieux.
Ne l'ayant pas encore acheté, je me contenterai ici de vous retransmettre les avis de la critique, une nouvelle fois unanime quant à la richesse, la puissance et l'audace de cet album, dont celle des Inrocks saluant la créativité, l'humour, le verbe, la transversalité musicale d'une auteure "passionnante et diablement vivante".
En attendant, je me délecte des singles Gospel with no Lord (Gospel sans dieu, hymne à la spiritualité libre, quelle bonne idée) et Money qui circulent depuis quelques jours sur le net et sur le site dédié à l'album, une vraie réussite au passage, à visiter de toute urgence pour les accros de notre nouvelle Diva française, et je sais qu'ils sont de plus en plus nombreux.
Savourons enfin ce pur moment de bonheur, le dernier passage de Camille dans Taratata, la preuve (s'il en fallait une) d'une oeuvre et d'une artiste non seulement musicales mais aussi extrêmement visuelles. Quel pied pour la danseuse que je suis aussi. Non mais franchement, quel pied !
Commentaires
Merci !
Comment ça "fachée" ?
Point du tout, d'ailleurs la Julou t'a demandé ton adresse pour t'envoyer un cadeau-souvenir en provenance du Salon du Livre , tu n'as pas eu le message ?
Sinon, le Baltard, connaîs pas, si c'est en rapport avec la Nouvelle Star, moi pas trop regarder la télé, moi lire des livres le soir ou écouter Camille !
Désolés, lecteurs, pour le message un peu perso, je vous révérencie bien en allant de ce pas retouver Lisbeth Salender de Millenium, je suis un peu accro...et vous conseille cette drogue dure.
Enfin, et last but not least, bravo Mimi pour la reprise du rythme du blog, le printemps arrive, la sève remonte et la musique te donne des ailes !
Au plaisir de continuer à te lire et bises de l'Est.
Moi, pas avoir recu ton mail mais je te l'envoie bien volontiers, surtout s'agissant de livres.
Ah Lisbeth Salander, mon héroïne de roman préférée, depuis bien longtemps. En revanche, si j'ai adoré les deux premiers volumes de Millenium, je n'ai toujours pas fini le troisième... pas accroché mais je le conserve pour ma retraite corse annuelle où je vais pourvoir le reprendre dans d'excellentes conditions. En ce moment, je dévore le dernier Harlan Coben, toujours aussi agréable à lire.
En tout cas, merci pour tes encouragements, au moins une qui suit hein... et te les retourne de tout coeur, ça partait bien Alice au pays de la blogo. A quand le retour ?
Je t'envoie mes coordonnées de ce pas.
Bises
Ce serait donc ma boîte mail de Julou masquée qui merdouillerait.
Je t'envoie par mail une autre adresse.
Bien à toi,
et bonsoir à tous les lecteurs de ce blog formidouble,
Julou
"AAaaaaah mais elle est SUPER cette fille, elle déchire trop de la mort !!!!" (et je veux la même robe !"
Les pas ont changé d'avis en route ? Je ne voudrais pas harceler mais le cadeau-souvenir attend...

Quelle voix, quelle originalité, quel rythme !