Trève d'amour propre, désormais je le sais, ou plutôt mes oreilles le savent, parce qu'en fait je le savais déjà, mais quoi donc ? Et bien que Camillle existait et faisait de la bonne musique, et puis dans l'original aussi. Oui mais je ne l'avais jamais vraiment entendue... ou plutôt écoutée, et je dirais même vue, sentie, comprise... (cliquer sur l'image pour accéder au site de Camille)

En effet, Camille n'est pas seulement une chanteuse, une voix, une musicienne, c'est une personnalité musicale avant tout, à l'instar de Björk qui pratique le même genre de voltiges vocales et repousse les limites de la création musicale. Mais alors que j'avais déniché la petite islandaise dès son premier album solo "Debut" en 1992, et réussi en avant-première à dégoûter mon entourage avec les vociférations surnaturelles et les expériences sonores de la Diva, j'avoue que j'ai été dépassée en ce qui concerne Camille...
Et je compte bien rattraper mon retard avec ce nouvel et second album intitulé "Le Fil" comme celui qui relie entre elles chacune des chansons et qui n'est autre que le Si, cette note omniprésente, qui bourdonne et n'en finit pas. Quelle riche idée qui, loin de contraindre l'entreprise de création, fournit un merveilleux espace d'expression sur le plan des harmoniques, conférant aussi une vraie et belle unité à cette oeuvre magique. En voici un extrait, remarquable, mon préféré :
